‹ Contribution à l'étude du traitement de la syphilis par le bismuth et l'arsenicChapitre 5 sur 51 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le bismuth est venu fort heureusement renforcer Parsenal thérapeutique contre la syphilis ; il a été employé couramment, dès 1921 à la suite de la communication de Sazerac et Levaditi sur l’action spiri- Ilicide des sels de bismuth.

En 1889, Balzer, à la Société de Biologie, avait fait une communication sur l'étude des phénomènes

locaux et généraux des préparations de bismuth au cours de leur emploi dans le traitement de certaines maladies et notamment de la syphilis.

Il avait étudié le citrate de bismuth ammoniacal, malheureusement il abandonna ses recherches en raison de la douleur causée par les injections et des phénomènes d'intoxication qu'il croyait avoir observés. L’expérimentation avait été faite sur de jeunes chiens atteints de maladie infectieuse, les

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troubles observés avaient été faussement interprétés et mis sur le compte du bismuth.

En 1914, Sauton et en 1916 Sauton et Robert étudièrent l’action du tartrobismuthate de sodium dans le traitement de la spirillose des poules et son action préventive et curative dans la trypanosomiase du Nagana. Ils constatèrent que chez l’animal le tartrobismuthate de sodium en solution aqueuse à 1 % exerce une action spirillicide réelle sur le spirochète Gallinarum.

Fournier et Guénot appliquèrent la bismuthothérapie chez l’homme et obtinrent de brillants résultats.

Depuis, l'emploi du bismuth s’est généralisé et de nombreux composés ont été préparés :

19 Ce sont des sels insolubles en suspension huileuse ou parfois aqueuse parmi lesquelles on peut citer :

Les tartrobismuthates de sodium ét de potassium ;

Les oxydes de bismuth ;

L'iodobismuthate de quinine ;

L'iodobismuthate de vanadium ; Le succinate de bismuth :

L’oxychlorure de bismuth ;

2° Des préparations colloïdales ;

3° Des, sels solubles dans l'eau tels que :

Le tartrobismuthate de sodium :

Le tartrobismuthate de sodium et de potassium ; Le cacodylate de bismuth ;

Le citrate de bismuth ;

Le lactate de bismuth ;

Un diéthylène diaminobismuthogallate en solution glucosée ;

Un dérivé sodico-bismuthique de l’acide trioxybenzoÏique ;

Le B. S. M.,'sel disodique de l'acide bismuthyltritartrique que nous avons étudié plus particulièrement.

4° Récemment, on a préconisé l'emploi des composés solubles dans l'huile.

En 1924, Fournier employa l’iodobismuthate de tricétylamine.

Mulzer étudia l’embial., tout d’abord naphtènate acide de bismuth, puis camphocarbonate de bismuth.

En France, on expérimenta l'a-carboxéthyl 6méthylnonoate basique de bismuth, le tricamphocarbonate de bismuth de M. Picon.

Nous avons successivement employé :

Un composé bismuthique soluble dans l’eau, sel disodique de l’acide bismuthyltritartrique (B.S.M.), ainsi qu’un autre dérivé également soluble : l’'Hexabi.

Des composés bismuthiques solubles dans l'huile :

Un camphocarbonate de bismuth ;

Un dérivé nouveau : l’abiétate de bismuth.

Enfin, nous avons étudié un composé arsenobismuthique nouveau dont les résultats thérapeu-

tiques nous ont paru très supérieurs.

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Les préparations chimiques de tous ces corps ont été étudiées par le D' Mouneyrat.

Cliniquement, nous avons expérimenté le B.S. M. dans le service du D'Milian. |

Nous avons étudiés les dérivés solubles huileux et le composé arseno-bismuthique dans le service du D’ Louste.

Nous tenons ici à leur exprimer notre gratitude pour les conseils qu’ils ont bien voulu nous donner et l’accueil bienveillant qu'ils nous ont toujours réservé.

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