LP, AE
au moyen de celles-ci. Tous nos malades ont été traités par cette méthode qui est d’une simplicité vraiment remarquable. Au lieu de s’ingénier à faire progresser le traitement jusqu’à des doses toujours dangereuses, il valait mieux continuer les doses minimes que l’on savait pertinemment être à peu près inoffensives. Ainsi, au début, alors qu’il ne connaissait que par les relations danoiïse la Sanochrysine, il employa des doses excessivement faibles (0,02 à 0,05) qui furent rapidement élevées jusqu’à 0,20, chiffre qui ne fut jamais dépassé. A cette dose les injections étaient faites par voie endoveineuse trois fois par semaine. Après avoir essayé cette méthode, on trouva la dose de 0,20 trop élevée. On adopta celle de 0,125 pour des raisons de présentation du médicament. La dose optima semble osciller autour de 0 gr. 15, c’est-à-dire de 0,45 par semaine.
Cette méthode de traitement avait été préconisée — mais M. le Docteur Garin lignorait à cette date — par Bogason qui l’avait employée au sanatorium de Sôllerod. Elle diffère d’ailleurs un peu de celle que nous avons suivie. Elle commence par 0,05 ou 0,10; puis en élevant la dose de 0,05 tous les quatre jours on arrive ainsi à 0,20. À ce moment on fait un jour 0,20, le second 0,10, puis on laisse un intervalle de quatre jours avant de recommencer de la même facon. Il est encore plus simple de s’en tenir aux mémes doses répétées à intervalles égaux comme nous l'avons fait.
En somme, l’hyposulfite d’or n’a pas trouvé d’emblée sa posologie rationnelle parce qu’on la basait.
FES. En
au début sur des notions expérimentales que la clinique n’a pas vérifiées. Würtzen, l’un des médecins danois qui ont employé les premiers la Sanochryÿsine, recommande de ne jamais dépasser 0,50 par semaine sous aucun prétexte et de débuter toujours par 0,10, surtout dans les cas fébriles. La méthode suivie par le Docteur Ch. Garin diffère donc très peu de celle-ci. La dose hebdomadaire reste approximativement (0,40 et 0,45) la même. Seul le rythme n’est pas le même. Würtzen préfère injecter en une seule fois la dose hebdomadaire que le Docteur Ch. Garin fractionne. La dose totale à injecter pour un traitement avait été fixée un peu arbitrairement à 8 ou 12 gr. Nous nous en sommes tenu aux quantité moyennes de 6 à 8 gr. pour une cure, mais c’est en général à 8 gr. qu’on a estimé que la cure était complète. Pour injecter cette dose totale il faudra donc environ trois ou quatre mois.
Comme nous le verrons plus loin, cette méthode ne produisant aucun accident grave, les malades pendant tout ce temps ne sont soumis à aucun régime spécial.
Mais la cure doit-elle être répétée ? Combien de fois ? À quels intervalles ?
En général, lorsqu'une modification favorable se produit on est autorisé à recommencer le traitement une seconde et même une troisième fois sans danger aucun. Notre expérience (18 mois) ne va pas au delà. Nous avons laissé s’écouler en moyenne deux ou trois mois entre deux traitements successifs. Il ne
ES
faut pas trop réduire cet intervalle : l’or, comme nous l’avons vu, s’éliminant très lentement.
L'expérience ultérieure permettra de codifier exactement ces points importants de la conduite du traitement.