‹ Contribution à l'étude du traitement de la tuberculose pulmonaire par l'hyposulfite double d'or et de sodiumChapitre 22 sur 55 · ER; D · texte numérisé non relu

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produites pendant le traitement (lésions laryngées, cutanées, ganglionnaires): nous les signalerons à propos de chaque observation.

La technique employée est celle rapportée au chapitre précédent : 3 injections intraveineuses par semaine de 0 gr. 20 au début des essais, puis de 0 gr. 125 ensuite (les ampoules fournies par les Usines du Rhône contenant 0 gr. 25). Chez la plupart des malades, le traitement a été conduit du début à la fin sans avoir recours à des doses plus faibles. Cependant, chez un petit nombre, qui, avant le traitement, avait une température tres élevée, les doses de début ont été réduites à 0,02 ou 0,05 pour tâter leur susceptibilité. La dose totale à varié entre 6 et 8 gr. pour une cure. Certains de nos malades ont subi plusieurs traitements (deux et même trois).

Nous n'avons pas mis au lit les malades, quand il ne survenait pas de complications. C’est seulement dans ce cas que l’alitement a été jugé nécessaire.

Les moyens thérapeutiques employés ont été réduits au minimum : médication symptomatique d’ure part (antidiarrhéiques, analgésiques, antithermiques). médication s’adressant au terrain d’autre part (recalcification suivant la formule de Ferrier : arsenic sous forme d’arrhénal).

Nous insistons sur ce fait de l'adjonction de la médication arsenicale à la cure d'hyposulfite d’or. Mol!igaard dit dans son livre : « Tout prouve que l’ors2. nisme ne supporte pas ces deux préparations don nées simultanément. L’absorption d’arsenic provoque chez les malades des manifestations morbides gra-

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ves. » Tous nos malades ont pris de l’arsenic sous forme d’arrhénal pendant toute la durée du traitement. Quelques-uns ont aussi reçu du Stoyarsol ou de l’Acétylarsan. Aucun n’en a paru incommodé.

Pour chaque malade lobservation a été tenue à jour depuis le début du traitement. Pendant celui-ci on a pris régulièrement la température matin et soir. L'injection étant faite ordinairement entre 11 et 12 h., la température prise à l’heure habituelle permettait de juger les réactions thermiques dans le délai où elles se produisent d'habitude.

Les malades ont été régulièrement pesés 3 fois pa” mois. La quantité d’expectoration a été notée toutes les fois que cela a été possible en centimètres cubes. On a pratiqué des examens répétés pour y déceler le Bacille de Koch.

Les examens stéthoscopiques ont été faits aussi souvent que-possible ainsi que les examens radioscopiques. Nous n’avons pas pu faire de clichés radio-

graphiques, le sanatorium ne disposant pas d’installation suffisante.

Au début des essais, on prit, sitôt après l'injection le pouls et la tension artérielle. Mais aucune modification importante n'ayant été constatée, les injections étant très bien supportées, on crut inutile de continuer ces mesures.

Avant chaque injection, en raison de l’action toxique particulière du médicament sur l’appareil rénal, nous avons recherché systématiquement l’albumine dans les urines, soit au moyen de l’acide azotique, soit au moyen de l’acide sulfosalicylique,

Le

Nous n'avons jamais employé de sérum antituberculinique : la méthode que nous avons employée, comme nous le verrons plus loin, ne provoque pas d'accidents graves. | |

Le traitement a été entrepris chez 18 malades tous tuberculeux pulmonaires ouverts ayant eu à un moment donné de leur évolution et en particulier, au moment où l’on a commencé de les traiter, des Bacilles de Koch dans leur expectoration.

Il s'agissait de malades jeunes (le plus jeune 16 ans, le plus âgé 32), qui présentaient tous, sans exception, une forme évolutive de tuberculose pulmonaire bilatérale. Tous les stades de la tuberculose fibrocaséeuse étaient représentés : depuis les formes à début relativement récent mais avec des signes indiscutables de ramollissement jusqu'aux formes cavitaires évoluant depuis un temps assez long. Nous n’avons pas traité de tuberculeux au début dont les signes physiques pouvaient prêter à discussion, ni de tuberculeux fibreux trop âgés à évolution torpide. Il aurait été difficile de juger sur ces deux catégories de malades, dans un milieu sanatorial surtout, les effets bienfaisants d’une thérapeutique : les uns s’améliorant avec la seule cure d’air et de repos, les autres conservant leurs lésions pendant toute leur vie, sans atteinte de l’état général.

Donnons d’abord les résultats d'ensemble de nos essais. Sur 18 malades traités :

5 ont recu un traitement incomplet (moins de 6 gr.).

13 ont reçu un ou plusieurs traitement complets (de 6 à 20 gr.). |

Du

Sur ces 13 malades :

1° 5 ont été très peu influencés ;

‘2° 8 ont été améliorés :

a) 5 ont présenté une amélioration très nette;

b) 3, une amélioration moins sensible et passagère.

Les observations détaillées de ces malades sont placées à la fin de ce travail. Nous nous proposons ici de donner un apercu synthétique des faits qui y sont consignés.

Il. — Etude synthétique des résultats

Nous envisagerons :

1° Les malades n’ayant pas reçu un traitement complet ;

2° Les malades très peu influencés par le traitement ;

3° Les malades améliorés.

se — Les malades n’ayant pas recu un traitement complet

Trois fois (Obs. XIV, XV, XVD) il s’agissait de malades jeunes (16 ans, 17 ans, 32 ans), qui présentaient une forme de tuberculose pulmonaire bilatérale à marche très rapide (forme fibro-caséeuse extensive) Leur température était très élevée (ne descendant pas au-dessous de 38°, s’élevant fréquemment à 40°), sans aucun type, véritablement anarchique. Les signes de

toxhémie étaient très accentués : amaigrissement con-

br

sidérable, perte complète des forces, anorexie absolue, sueurs nocturnes. Ces trois malades furent mis au traitement en désespoir de cause : l’évolution fatale devait se produire en moins de trois mois. Nous n’avons observé dans ces cas aucune influence favorable ou défavorable : en tout cas aucune réaction violente ne se produisit à laquelle on était en droit de s’attendre. Dans un cas seulement (obs. XIV), le malade se plaignait, après chaque injection, d’une sensation de fatigue considérable. La marche de la maladie n’a pas été enrayée, tous sont morts dans un délai de deux ou trois mois.

Nous ne parlerons pas ici des deux autres malades dont le traitement a été interrompu. Tous deux ont présenté des accidents rénaux.

Nous jugeons préférable de donner leurs observations au chapitre suivant quand nous ferons l’étude de

ces accidents.

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