CONCLUSIONS
J.— Le pneumothorax artificiel a, à notre avis, suffisamment fait ses preuves, pour acquérir droit de cité dans le traitement de la tuberculose.
IT. — $es indications sont malheureusement trop restreintes; mais elles sont précises et doivént être connues du médecin qui a le devoir de proposer ce traitement à tout malade susceptible d’en bénéficier et qui ne doit pas laisser échapper le moment propice à l’intervention.
III — L'emploi du pneumothorax doit se généraliser ; cependant il est et il restera aussi bien pour sa création que pour son entretien du domaine du spécialiste et plus particulièrement une méthode de sanatorium. Son application, très délicate, demande en effet une surveillance journahère et prolongée, et ne peut être entreprise sans le contrôle permanent de la radioscopie. Mais tout médecin doit savoir diriger son malade vers le spécialiste,
IV. — Le pneumothorax artificiel, est-il à proprement parler un traitement de la tuberculose? Nous ne le croyons pas, nous le considérons comme un adjuvant indispensable aux quelques moyens thérapeutiques que nous possédons, et nous entrevoyons, avee espoir, le jour où, en possession d’un traitement spécifique, nous pourrons rendre définitive
ne
la guérison clinique apparente, résultat immédiat de la méthode de Forlanini. Le pneumothorax à ce moment ne disparaîtra point de la thérapeutique antituberculeuse, bien au contraire. ( Il présentera toujours ses indications. En arrêtant le processus destructeur, en favorisant l’élimination des foyers caséeux et en rapprochant mécaniquement les parois des cavités pathologiques, il aura une action préparatoire et mettra les malades dans les conditions favorables au traitement spécifique » (Dumarest).