‹ Contribution À L'Étude Du Traitement De Quelques Affections Du LarynxChapitre 16 sur 24 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Toux quinteuse due à une laryngite catarrhale guérie par l’antipyrine à l’intérieur.

M. X..., dominicain, 35 ans, vient me consuller pour un léger enrouement et pour une toux quinleuse, qui dure depuis 15 mois. =

C’est un homme fort, grand, vigoureux, n'accusant aucun antécédent morbide qu'une rougeole dans son enfance.

L'examen de la poitrine est négatif. Le larynx présente une rougeur assez vive des cordes vocales et une légère sécrétion catarrhale daus tout le larynx.

‘Je fais séance tenante une cautérisation laryngienne avec une solution d’antipyrine ; mais comme le malade est obligé de partir pour la Corse et ne peut venir régulièrement, je lui

rdonne 2 grammes d’anlipyrine par jour en deux cachets.

Pendant la traversée, la toux cesse et il m'a écrit qu'il est complétement guéri.

OBSsERVATION VI Ulcération tuberculeuse de l'épiglotte, douleurs très vives pndant

la déglutition, guéries grâce à des attouchements d’antipy+ rine.

M. D..., 37 aus, employé de commerce, vient me consulter

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le 22 avril 1890 pour un enrouement et des quintes de toux.

Antécédents héréditaires. — Rien à signaler.

Antécédents personnels. — N'avait jamais élé malade jusqu'au mois dé janvier dernier, époque à laquelle il a pris l'influenza. Depuis lors, il n’a cessé de tousser.

A l'examen laryngoscopique, on constale un gonflement œdémateux de l'épiglotte et de la région arylénoïdienne. A

l'examen de la poitrine, on constate une iaduralion des deux sommels du poumon.

A ce moment, le malade est soumis à un régime tonique. Arsénic, phosphate de chaux, elc., puis il fait tous les matins une pulvérisation avec un mélange d'acide phénique, cocaïne et morphine, et deux fois par semaine il subit une cautérisation laryngienne, avec une solution de chlorure de zinc. L'état général s’améliora un peu, mais les quintes de toux ne disparaissent pas, la nuit, elles arrivent fatalement aussitôt que le malade se couche sur le dos; le jour, elles surviennent souvent après le repas, elles sont très pénibles et fatiguent beaucoup M. D. anne el

Le 20 mai. — Le malade vient me consulter de nouveau : les quintes de toux persistent et la déglutition est devenue douloureuse, je constate de petites ulcérations sur l’épiglotte et sur la région aryténoïdienne. Je prescris au malade un collutoire avec cocaïne, morphine et glycérine, lui recommandant de badigeonner lui-même son larynx au moment de manger.

Le 2 juin. — Le malade me raconte que le collutoire a amené un léger soulagement dans la déglutition, mais les quintes de toux persistent toujours, ainsi que les ulcérations. J'ordonne au malade un cachet d’antipyrine de 1 gramme, à prendre le soir pendant trois jours vers 5 heures de soir.

Le 5 juin, — Le malade me raconte que ces cachets n’ont amené aucune amélioration.

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Le malade me supplie de lui donner quelque chose pour guérir ces quiates de loux qui sont très pénibles. Je prescris une solution d’ antipyrine trés concentrée et recommande au malade de cautériser lui-même son larynx deux fois par jour.

Quatre jours après, le malade revient tout radieux et me raconte qu'il n’a pas eu une seule quinte de toux, et que la déglutition n’est plus douloureuse. ci

Il explique lui-même l'action de de en disant que celle substance guérit, tandis que la cocaïne adoucit. Il se croit guéri. J'examine son larynx et je constate FRRUTES l'existence des ulcérations tuberculeuses.

Depuis ce moment, le malade n’a pas eu upe seule quinte

de toux, mais la tuberculose malgré le traitement général continue à faire des progrès, el en ce moment on peut constater dans la poitrine des souffles caverneux et des ulcéra-

{ons dans son larynx, mais il fait lui-même une très grande

différence entre la toux pulmonaire qu'il a en ce moment et les quintes de toux qu'il avait avant l’usage de l’antipyrine. Sa dég'utition, malgré l'existence des ulcérations sur l’épiglotte, n’est pas douloureuse s’il a soin de badigeonner son larynx avec la solution d’antipyrine avant de manger.

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