OBSERVATION X
M. A..., 40 ans, représentant de commerce, tempérament nerveux, se plaint de sensation de brûlure au niveau du larynx, et quoique Loussant peu, éprouve des picotements intenses dans la gorge.
A l'examen du larynx, nous trouvons un peu de rougeur de la muqueuse et une sécrétion ‘catarrhale de peu d'importance sur la région aryténoïdienne. |
Le malade n'ayant été soulagé par aucun médicament et souffrant même davantage après chaque application d’une solulion de chlorure de zinc, nous essayons des pulvérisations avec une solution d’antipyrine à 3 pour 100. Au bout de deux jours, le malade revient et nous affirme qu’il souffre beaucoup moins de cette brûlure qu'ilressentait avant dans la gorge.
Nous lui faisons alors un attouchement avec la solution concentrée d’antipyrine, et aujourd’hui, après la deuxième cautérisation, il se trouve guéri, l’aspect du larynx n ’est que pen modifié, mais la rougeur a presque disparu.
OgservaTiON XI
M. J. L..., 23 ans, garçon de café, bonne santé, en 1870 a
eu une laryngite, depuis cette époque allait bien.
Il y a 6 semaines, à la suite d’un refroidissement, eut mal à la gorge et la voix enrouée, depuis six jours, a des quintes de toux fréquentes et pénibles.
État local. — Gotyea subaigu. Pharyngo- laryngite catarrhale.
Les cordes vocales inférieures sont rosées, les cordes vocales supérieures gonflées viennent recouvrir les inférieures, elles sont d’un rouge-vif.
La région aryténoïdienne est rouge et le siège d’une sécrétion catarrhale.
La luette est longue et vient appuyer sur la base de la langue.
Le 12 janvier. — Premier badigeonnage à à l’antipyrine.
Le malade quittant Paris, je lui ordonne des pulvérisations d’antipyrine.
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Quelques jours après, le malade nous écrit que son état s’est très amélioré et que ses quintes de toux ont complètement disparu.