‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Abcès du SeinChapitre 11 sur 31 · ANS PEL · texte numérisé non relu

ANS PEL

à août 1939 et proviennent d’une maternité où cependant, toutes les précautions sont prises pour les éviter; à titre d'exemple, toutes les parturientes ne sont-elles pas tenues de se tremper l’extrémité ces doigts dans une solution d’alcool iodé. Or, comme nous le verrons plus loin, les médecins praticiens voient encore plus d’abcès que l’accoucheur des hôpitaux. Ils sont donc monnaie courante en clientèle.

Le cortège d’ennuis qu’entraînent ces abcès est d'ailleurs bien fait pour inciter le médecin à ne rien négliger, pour les éviter d’abord, rechercher ensuite le traitement optimum si ses efforts sont restés vains.

Ils sont de divers ordres :

— Obligation de suspendre l’allaitement maternel, ce qui dans certaines circonstances peut être très préjudiciable pour l’enfant.

— Si l’allaitement n’est pas interrompu à temps, possibilité de contaminer le nourrisson et de déterminer chez lui une infection digestive.

— Allaitement très compromis pour l’avenir.

— Possibilité de passage à la suppuration chronique, traînante, interminable.

— Possibilité d'extension aux tissus environnants.

— Gravité d’un état infectieux chez une femme fatiguée par la grossesse et l’accouchement, donc en moindre état de résistance.

Citons encore deux conséquences de ces abcès, si elles ne sont pas à comparer aux précédentes au point de vue strictement médical, n’en sont tout de

même pas à dédaigner.

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— La douleur vraiment très pénible qu’entrainent ces abcès.

—— La déformation et même parfois l’atrophie du sein qu’ils laissent derrière eux.

Enfin, la multiplicité des traitements proposés prouve bien que la question n’est pas tranchée, et que l’hésitation du praticien est très compréhensible.

C’est le juste milieu qu’il doit rechercher, entre la large incision assurant évidemment le drainage de l’abcès, mais entraînant des dégâts esthétiques, irréparables et inutiles, et d’autre part, le respect trop jaloux, de cet esthétique, sacrifiant aux lois élémentaires de la chirurgie; lois qui d’ailleurs prennent bientôt leur revanche et conduisent à des délabrements encore plus considérables que ceux qu’aurait occasionnés un coup de bistouri généreux.

Il faut satisfaire à la fois les deux points de vue, chirurgical et esthétique, donnant le pas au premier, mais sans mépriser le second.

Nous avons l’impression que la technique mise au point par le Docteur BONNET, et que nous décrirons est l’une de celles qui répondent à ces désidérata.

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