FRÉQUENCE
BARAT [1] en 1926, DELAGE [3] en 1937 insistent sur la fréquence de ces affections. Des statistiques de A VERT [4] en 1929 et plus tard de BOYER [2] en 193%, il - résulte que le pourcentage des affections oculaires -chez le chien, calculé sur la totalité des malades présentés à la clinique médicale voisine 10 %. |
Les statistiques plus récentes de THOMAS [16] portant sur deux années consécutives et résumées dans le tableau ci-dessous, viennent confirmer pleinement les travaux de ces derniers auteurs.
Nombre Pen Affections de d'animaux Le la conjonctive présentés oculaires et de la cornée D'octobre 1947 2.503 340 265 à juin 1948 soit 13,5 % soit 10,6% D'octobre 1948 2.707 355 -296 à juin 1949 | soit 13,11 % soit 10,93 %
Tableau récapitulatif des années 1947-48 et 1948-49 portant sur la totalité des animaux présentés à la clinique médicale de l'Ecole de Toulouse et montrant le pourcentage élevé des affections oculaires chez les animaux.
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Le HADIE élere d’affections oculaires s explique par la facilité d'infection des régions superficielles de . l'œil, conjonctive et cornée, infections qui découlent de nombreuses causes que nous allons envisager rapidement.
2° ETIOLOGIE :
__ Les nombreux facteurs en cause dans les conjonctivites et kératites peuvent être see en facteurs prédis- à posants et en facteurs déterminants.
À. - Causes prédisposantes :
1° La race : Elle revêt chez le chien une importance relativement grande. Les chiens ayant des yeux volumineux, saillants, naturellement exorbités, caractères que l’on retrouve dans les races à crâne fœtal, ont, de ce fait, la conjonctive et la cornée beaucoup plus exposées aux agents physiques extérieurs. La propagation de l’infection nasale à l’œil sera grandement facilité dans les races à nez court (Pékinois, Carlins, Bulls, Boxers, etc.) L’œil est ramené plus près du sol et partant est plus exposé aux poussières, aux microbes dans les races de petite taille et à pattes courtes (Scottisch, Teckel, Daschund ; Bassets divers). Certaines races enfin à paupière inférieure lache, s’exposent davantage aux agents extérieurs. Cette sorte d’ectropion physiologique ‘découvre en partie le slobe oculaire et met à nu la CR qui de se fait est souvent irritée (Saint-Bernard).
2° Le service : Les chiens de chasse sont particulièrement exposés au cours de leur action, à des traumatismes variés dûs à des broussailles, des fils de fer barbelés, des armes à feu. Les chiens d’appartement vivant très souvent en compagnie de chats s’exposent au cours de leurs jeux à des griffades provoquant des lésions de la conjonctive ou de la cornée. Les consultations médicales.
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dans les villes montrent la banalité de cette dernière ‘cause. é
3° L’âge : Chez les jeunes dont l'organisme résiste mal à l’infection, la moindre souillure oculaire aboutit fréquemment à à une inflammation de la conjonctive : de plus, la maladie de Carré provoque souvent chez eux,
une conjonctivite avec une chassie importante ou même
des lésions de kératite. Chez les vieux, on rencontre souvent un œil larmoyant avec les paupières flasques, protégeant mal la cornée. C’est « l'œil sénile ». Il y a, leplus souvent, ectropion, et la conjonctive devenue très friable est très sensible aux agents extérieurs et en particulier aux traumatismes, qui, même faibles, la lèsent avec facilité.
B. - Causes déterminantes :
1° Affections primitives : Elles relèvent des causes d’origine exogène, mécaniques, physiques ou chimiques.
a) Causes mécaniques :
Quels que soient les corps qui viennent au contact de la conjonctive ou de la cornée, ils transforment l’œil en un lieu de moindre résistance qui de ce fait permettra aux $ermes banaux saprophytes vivant dans les cuis de sac conjonctivaux de devenir virulents. Ces causes mécaniques sont celles qui sont les plus fréquentes dans la pathogénie des affections oculaires. Elles peuvent résulter de la pénétration dans l’œil de corps inertes : g$lumes de $raminées, poussières, sable, grains de plomb; etc... qui agissent non seulement en traumatisant, mais encore en apportant parfois des $ermes divers. Elles peuvent aussi résulter de la pénétration de corps étrangers. vivants tels que mouches; moustiques, guêpes, fourmis, vers du $enre Thélazia, filaires, etc.
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b) Causes chimiques : 5
Leur rôle est bien moins ONE Où peut cependant noter le rôle de certaines émanations ammoniacales des litières, sur des animaux vivant en stabulation, dans la détermination de certaines conjonctives que les
52 microbes peuvent compliquer. On peut aussi trouver
une altération tissulaire par action nocive des ue trop concentrés ou trop irritants.
c) Cases physiques : L
Les brûlures par des flammes, par des liquides chauds, par des caustiques provoquent des lésions qui se
- compliquent d’infections à germes divers. Dans ces cau-
ses physiques, le climat, les saisons semblent jouer cependant un rôle important ; la chaleur, le froid agissent en déterminant des phénomènes congestifs. 11 existe dans les pays froids, notamment en Russie, une ophtalmie provoquée par les rayons ultra-violets de la lumière réfléchie sur la neige. |
2° Affections secondaires : Les organes annexes de l'œil peuvent être les premiers lésés et l'infection peut affecter la conjonctive ou la cornée par voisinage — affections de l’appareil lacrymal, affections et anomalies
des paupières : ne Ectropion, Trichiasis, Dermoiïdes cornéens, etc.
Quand ils A « d’œil intestinal », les anciens auteurs voyaient une réaction conjonctivale accompa-
gnant souvent les états morbides de la muqueuse gastro intestinale.
Nous citerons pour mémoire les carences vitamini-
ques qui se traduisent fréquemment par des lésions oculaires variées.
ne conjonctivites ou de kératites. Parmi ces dernières nous citerons : RARE Tes
<e — chez le ss 2e Fouine, la pneumonie conta- Rs sieuse, la fièvre typhoïde, la -morve, le horse-pox, la
lymphangite épizootique, la dourine, les piroplasmoses.
L: . 3 chezle bœuf : le coryza gangréneux, la tubercu- A lose, la peste bovine, Ja fièvre aphteuse, la vaccine, la É piroplasmose.
— chez les brebis et la chèvre : l’agalaxie contagieuse.
— chez le mouton > “Hidavelée. "15
-— chez le porc : Ja tuberculose et la variole.
— chez le chien : la maladie de Carré, et les maladies à protozoaires (trypanosomoses, piroplasmoses, leishmanioses).
— chez le chat : la tuberculose.
— chez le lapin : la spirochétose.
— chez la poule : la variole.
. Enfin nous signalerons les lésions péri-orbitaires
eczémateuses, parasitaires et certaines maladies diathésique telles que le diabète, le rhumatisme, la goutte, Do vant se compliquer d’affections oculaires.
En conclusion, pete que soit la nature des agents en cause et quel que soit leur mode d'action, c’est l’infection qui, dans l’étiologie, joue le plus $rand rôle et c’est elle qui en est la cause déterminante majeure.