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l’acide propionique était aussi actif que l’acide lui- méême. C’est la raison qui le fit choisir par PECK et son éco-
le pour l’usage clinique. Le résultat de son adminis-
tration dans le traitement des affections ee donnèrent les résultats satisfaisants. : |
Le propionate de sodium est le sel d’un acide gras |
saturé en C°, et il répond à la formule :
CH:-CH'-COON A
Nous trouverons ci- dessous un tableau récapitulatif des acides gras inférieurs.
Le
Atomes de C 1. "Acide Formique 47.0" H COOH 2 ÿ: TACTIQUE ro NES (CH:) COOH 3 ».. Propionique .. .. .… CH° CH?) :COOH 4 » -: Buiyrique 1... +... CH KOCH A EO0OTNY 5 » Valérianique .. .. .. CH* (CH?)3 COOH 6 » Caproïque.. .. .. .. CH* (CH2)4 COOH 7 »-., Heptylique…...:.. 7 10H (CES COOL 8 f » Caprylique . .. .: .. CH® (CH2)6 COOH 9 » Pelargonique .. .. .. CH (CH?)7 COOH 10 » Caprique .. .. .. .. CH° (CH°)8 COOH 11 » Undécylique 502, 257 CH (CH) COOH
Poursuivant la travaux de PECK, HOFFMANN, ScH- MEITZER et DALBY [6] du « Ward Baking Company » démontrèrent en 1939 que certains acides gras étaient fongistatiques pour certains fongiformes non pathogè-
-nes. Depuis beaucoup de $grandes compagnies de cuisson
aux Etats-Unis incorporent actuellement du propionate
de sodium dans la pâte du pain pour inhiber la croissan-
ce des moisissures. Ceci montre que le propionate de sodium n’est pas toxique.
En 1943 KEENEY [7] publie un rapport des études de laboratoire qu’il fit sur l’activité fongistatique du pro-
: : . Re
pionate de NE sur les fongiformes pathogènes ; Sel ressort de ces travaux que Candida Albicans, Torula his- tolytica, coccidioïdes immitis, tous $ermes pathogènes, qui envahissent parfois le tissu oculaire comme actino-
myces bovis, voient leur et inhibé par le propionate de sodium.
‘ Poursuivant ses travaux, KEENEY rs] et ses collabora-
teurs en 1944 étenident leurs recherches pour déterminer
les effets antibactériens de ces drogues. Îls démontrèrent
alors de manière évidente qu’un mélange d’ acide propionique et de son sel de sodium dans les proportions de:
propionate de sodium 16,4 % acide propionique 3,6 % était supérieur dans ses effets antibactériens sur staphy- Jococcus auréus et sur le streptocoque hémolytique à une solution de 10 % de mercure ammoniacal, 5 % de sulfathiazol, 0,50 % de tyrothricine,
Comparé à un onguent à la Peniiline contenant
500 unités de substance par gramme, le mélange propio-
nate, acide propionique dans les proportions vues plus
haut, s’avérait comme étant aussi efficace contre le strep-
tocoque hémolytique, mais moins efficace contre staphylococcus aureus.
KEENEY [7] montrait donc, confirmant les travaux de
PECK, que la préparation était active contre les fongiformes, mais aussi qu’elle était active contre les bactéries. Ceci passait pour être tout à fait extraordinaire. .
La valeur thérapeutique de ces acides $ras fut confirmée par les travaux de dermatologie. Ils seraient effcaces contre la chute des pellicules qui est considérée par certains auteurs comme ayant un rapport certain avec les DCR
Le
ee
Des injections intra- PT d’ uidécylénate de sodium n’ont révélé aucun effet nocif de sa part. Il est
| administré avec succès en injections intra-veineuses dans
le traitement de certaines endocardites dûes à Candida Albicans par PECK et RUSS [14]. La gelée au propionate a été également employée avec des résultats satisfaisants
dans le traitement de la vulvo-vaginite mycosique. Le
prurit vulvaire est atténué et disparaît en trois jours.
Il est intéressant de noter que ces acides gras se trouvent dans la conjonctive. Il est probable qu’ils se trouvent dans la secrétion des £landes de Meibomius et qu’ils sont également présents dans les glandes de Mall.
- Samuel PECK avait pensé que les composés non toxiques qui se formaient dans le corps et dont on avait démontré le pouvoir fongistatique et bactériostatique, pouvaient être employés avec succès dans le traitement des affections oculaires. Localement ils ne causaient pas d’irritation