‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Bubons Chancrelleux: La Méthode de FontanChapitre 11 sur 16 · RÉSULTATS DU TRAITEMENT · texte numérisé non relu

RÉSULTATS DU TRAITEMENT

Nous avons appliqué la méthode de Fontan à 15 malades,dont un présentait une adénite bilatérale, ce qui porte à 16 le nombre des bubons traités.

Nous avons obtenu la guérison :

en 5 jours dans 2 cas

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Nous avons eu, en outre, deux insuccès dus à des chancrellisations de l’orifice de ponction.

En résumé, à l’exception de ces deux échecs tous nos malades ont guéri en moins d’une semaine et plus de la moitié d’entre eux en cinq jours au plus.

Le professeur Fontan, sur un ensemble de 41 cas, obtient des résultats analogues aux nôtres :

5 guérisons en 24 heures.

18 guérisons en un temps variant de 2 à 5 jours 5 — 10 à 15 — 4 — 15 à 25 —

3 insuccès.

De ces chiffres il conclut que « plus de la moitié des bubons d'origine chancreuse guériront en moins de cinq jours » et que «la moyenne qui indique les probabilites du traitement est de six jours et quinze heures ».

Otis donne une statistique très comparable à celle de Fontan avec sur 16 cas :

9 guérisons en 6 jours

2 malades perdus de vue en cours de trai-

tement. (4

Ses malades ont donc dans plus de la moitié des cas guéri en six jours.

Sur 17 malades, Hudelo et Rabut obtiennent :

7 cicalrisations en moins d'une semaine dont 3 au quatrième jour. |

6 cicatrisations en moins de quinze jours et enfin une en trois semaines.

La statistique la plus grosse est celle de Dubreuilh et Mallein. Elle porte sur 121 malades qui fournissent 15 insuccès et 106 succès complets ; la guérison étant obtenue en général en quatre à six jours.

Pour Chevalier et Broussolle, « en règle générale, le bubon guérit en moins d’une semaine ». |

Petges, Cottu et Gratiot sur 46 bubons, traités par le procédé de Fontan, obtiennent 34 succès en huit à douze jours ; mais il s'agissait là de cas peu favorables portant sur « un lot de malades évacués de

l’avant après être restés plusieurs jours sans pansement. Ils étaient fatigués,très infectés. Leurs bubons étaient ramollis, prêts à s'ouvrir spontanément et recouverts d’une peau amincie ».

Duclos rapporte 17 observations de malades traités par la méthode de Fontlan avec guérison et un temps variant de sept à quarante-quatre jours :

On voit que les échecs du traitement sont fort rares, La plupart du temps, ils sont dus à une chancrellisation des lèvres de l’orifice. Fontan « n'hésite pas à déclarer que cetteinoculation secondaire vient, + soit d'une faute dans le pansement, soit de l’indifférence, de l’indocilité du malade ». C’est peut-être en partie à cette dernière cause qu’il faut rapporter un de nos insuccès. Il s’agissait d'un malade très indiscipliné (observation IX) qui sortit de l’hôpitai sur sa demande et malgré nos conseils avant complète guérison. Mais, contrairement à l’opinion admise à l’époque de Fontan, nous savons maintenant que le pus du bubon renferme, dès le début de la suppuration, le strepto-bacille de Ducrey. Il ne faut donc pas s'étonner si, dans quelques cas, le pus chancrellise les lèvres de l'orifice. Cet accident se produira surtout lorsqu'on aura affaire à des malades fatigués, infectés ou à des bubons dont la peau est en état de moindre résistance, rouge, amincie, congestionnée, prête à se rompre. Les deux bubons, dans le traitement desquels nous avons eu des insuccès (observations IX et VI), étaient dans ce cas. Nous avons eu, au contraire, des guérisons très

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