CONCLUSIONS
I. — Le principe de la méthode de Fontan, appliquée au traitement des bubons! chancrelleux, réside essentiellement dans l'injection intra-ganglionnaire de vaseline iodoformée au dixième après ponction étroite au bistouri et évacuation du pus aussi complète que possible. ES
C’est une méthode française, dont une erreur fré- quente mais inexplicable impute la paternité à Otis. Sa vogueest telle aujourd’hui que beaucoup d’adeptes, en croyant la perfectionner, y ont apporté des variantes qui n’améliorent pas sensiblement le procédé originel.
II, — Le procédé de Fontan n’exige qu’un matériel restreint ; il est d’une exécution facile ; il est peu douloureux ; les soins post-opératoires sont réduits au minimum si bien que la méthode est compatible, à l'hôpital avec le traitement ambulatoire et en clientèle avec des visites à domicile espacées.
III. — Tant que le pus n’est pas nettement collecté, le procédé de Fontan est formellement contreindiqué. Dès que la fluctuation ou du moins la dépressibilité des téguments au centre du bubon annonce
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que cette condition est réalitée, la méthode de Fontan nous semble le traitement de choix. Quand, au contraire, la peau déjà rougie est amincie et quand l’abcès est prêt à s'ouvrir spontanément, les résultats sont médiocres ; mais on ne peut guère espérer par une autre méthode en obtenir de meilleurs, si bien que le procédé garde alors une indication relative.
Il est donc très important de surveiller chaque jour attentivement le malade, pour discerner le moment précis où l’intervention est opportune.
IV.— Dans des cas exceptionnels, même pratiquée en temps opportun, la méthode n’évite pas la fistulisation du bubon ; mais la plupart des échecs semblent dus à une faute de technique, à une négligence des soins post-opératoires ou à l’indocilité du malade. PR
V.— Dans l’immense majorité des cas, les résultats sont excellents. On peut escompter dans la semaine une guérison complète sans cicatrice. La méthode de Fontan permet d’épargner à l'Etat des frais d’hospitalisation considérables, au médecin un temps précieux et au malade des semaines de souffrance et d’immobilisation.
Le Président de la thèse, JEANSELME Le Doyen, ROGER
Vu et permis d'imprimer :
. Le Recteur de l’Académie de Paris,