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DEUXIÈME GROUPE

Lorsque la tumeur est déjà volumineuse, qu’elle évolue déjà depuis plusieurs mois, le pronostic est bien plus réservé, même quand on ne perçoit pas à coup sûr de ganglions dans l’aisselle. Bien plus, lors: qu’il existe des adénopathies dans l’aisselle, les résultats éloignés de la chirurgie sont, en général, très médiocres.

Cependant, l'opération seule est le procédé que Ha ‘routine et aussi malheureusement, souvent, des consiéérations financières pour les malades, nous iniposent souvent. Mais il est indiscutable que cette façon de faire est déplorable; les chances de guérison sont

très réduites, car il est rare que les ganglions axillaires cliniquement cancéreux ne soient pas accompa- gnés d’autres localisations vers le médiastin ou le creux sus-claviculaire. ;

Nous sommes persuadés que la meilleure solution résiderait dans l’'irradiation pré-opératoire. Faut-il systématiquement alors irradier le sein, le thorax, l’aisselle par des rayons X puissants donnés en trois ou quatre semaines; nous pensons que cette façon de faire ne peut être que favorable en favorisant la sclérose autour des cellules cancéreuses modifiées dans leur vitalité et l’oblitération des lymphatiques. Cependant, la dose ne doit pas être poussée jusqu’à donner une radio-épidermite intense.

Mais en tout cas, nous estimons essentiel d’irradier le creux sus-claviculaire et la partie interne des espaces intercostaux. À ce niveau, les irradiations extérieures semblent difficilement suffisantes par suite de l'impossibilité de réaliser des feux croisés convelables. Faut-il leur préférer la curiethérapie intersticielle ? Nous le croyons volontiers, à moins qu’on ne préfère commencer par irradier par irradiation extérieure de rayons X sous 200.000 volts ou par un appareil de cire portant du radium à 3 ou 4 centimètre (cela surtout au niveau du creux sus-claviculaire) sans atteindre, cependant, la dose de radio-épidermite, puis faire immédiatement la radiumpuncture.

L'opération sera exécutée le plus tôt possible après l'irradiation; ceci sera, en général, possible, car dans ces conditions d’irradiations, les lésions cutanées de

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radio-épidermite seront réduites au minimum, se cicatriseront vite et permettront l’opération presqu’immédiate. Il semble donc qu’on ne saurait trop élargir les indications de l’irradiation pré-opératoire; bien qu’il y ait à cela un danger que nous signalait récemment M. le Docteur Ledoux-Lebard : car, dans la majorité des cas, l’irradiation fait disparaître la tumeur, la malade peut se croire guérie et refuser l'opération. Mais cette considération nous semble toute relative à côté des avantages certains de destruction des cellules cancéreuses, de colmatage des Iymphatiques que donne l’irradiation pré-opératoire.

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