‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Formes communes de la Tuberculose pulmonaire Miliaires aiguës excptéesChapitre 7 sur 29 · AP, UE A · texte numérisé non relu

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miliaire, par contre il règne beaucoup d'incertitude en ce qui concerne celui des formes chroniques de la maladie et Durourr fait excellemment remarquer : «qu’il est encore trop tôt pour fixer les règles d’administration de la streptomycine aux tuberculeux pulmonaires ». De façon générale cependant, et jusqu'à ces derniers mois, il semble que, même dans les formes communes de la tuberculcse pulmonaire, on ait eu tendance à utiliser de fortes doses de streptomycine et des traitements très prolongés ; et ceci, aussi bien en France qu’à l’étranger.

Etienne BERNARD, par exemple, a utilisé 1 gr. 50 de streptomycine par jour pendant un temps allant de 2 à 4 mois et parfois plus, suivant les cas (durée moyenne : 3 mois).

VipaL, 1 gr. 50 à 2 gr. pendant un temps variant de 3 à 6 mois.

Marrér, ainsi que ISEMEIN et leurs collaborateurs, préconisent des doses variant entre 1 gr. 50 et 2 gr. pendant une durée de 5 à 6 mois.

En Amérique, RiGGixs et HiNsHAW, dans une étude comparative de grand intérêt portant sur 332 observations de tuberculose pulmonaire de toutes formes, traitées par des doses variables de streptomycine et pendant une durée également variable, concluent à lefficacité plus grande des fortes doses : 1 gr. 50 à 3 gr. pendant une durée dépassant 3 mois.

Cependant, après avoir pris connaissance des exposés d'André Meyer et de Denise BRILLE sur le mode de traitement en usage aux Etats-Unis, M. le Professeur Lévr-VALENSI à adopté la technique des doses moyennes (1 gr. par jour) par cures discontinues (45 jours de traitement espacés de 30 à 45 jours de repos). Cette technique a été retenue, tout d’abord, pour des raisons de facilité ; les faibles quantités de streptomycine dont on disposait au début, ne permettant guère d'utiliser de fortes doses de médicament et l’encombrement chro-

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hique du Service ne se prêtant pas, non plus, au séjour trop prolongé des malades. Mais il apparaît aujourdhui, qu'en dehors de toutes considérations pratiques, la formule soit à retenir, les résultats obtenus étant sensiblement du même ordre qu'après des traitements prolongés à fortes dôses, et les accidents beaucoup plus rares.

Aussi bien, semble-t-il, que depuis quelques mois, en s'oriente un peu partout vers cette modalité de la mycothérapie anti-tuberculeuse. Au Congrès de Chicago, en avril 1948, on a préconisé, surtout en vue de diminuer ja streptomycino-résistance, les cures courtes et discontinues par de petites doses ; celles de 1 gr. à 1 gr. 50 avant le même effet que les doses supérieures A 2° gr.

En France. c'est aussi la technique conseillée pour les mêmes raisons par BRUN et VIALLIER, par NAENZ et CAxETTI, qui insistent également sur Pinutilité des traitements prolongés, ceux-ci pouvant compromettre l’heureux effet initialement obtenu, par Etienne BruRrNARD qui a tendance, actuellement, à faire des traitements plus courts que ceux qu’il utilisait précédemment,

Nous exposerons donc, dans une première partie, la conduite du traitement, telle que nous l’avons réaïisée chez nos 100 malades. Le second chapitre, le plus long, sera consacré à l'interprétation des résultats otenus, d'abord au point de vue général, c’est-à-dire à Paction du traitement sur la clinique, la radiologie et la bactériologie, puis à son action vis-à-vis des formes particulières de la tuberculose présentées par nos malades. ïnfin, et ce sera là le côté ie plus nersonnel de notre travail, nous tenterons, dans une troisième partie, d’apprécier l’intérêt de la mycothérapie par des cures courtes et discontinues en regard des résultats obtenus par le traitement streptomycinique intensif et prolongé.

Nous donnons, ci-après, le fac-similé du modèle des fiches qui nous ont permis l’élaboration de ce travail.

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