‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Néphrites aiguës anuriquesChapitre 9 sur 41 · ARE · texte numérisé non relu

ARE

La streptomycine peut être employée dans certaines formes pénicillo-résistantes et streptomycino-sensibles. La fréquence des infections colibacillaires dans les néphrites aiguës anuriques prolongées engage à la prescrire dans ces cas, dans un but peut-être plus préventif que curaüf.

Tous les sulfamides sont à rejeter. Ils sont susceptibles d’aggraver l’anurie.

PÉRIODE ANURIQUE

Dans cette période, l’efficacité des traitements mis en œuvre est conditionnée en grande partie par l’institution d’une diététique stricte, scrupuleusement surveillée et dont les variations doivent être très intimement liées à l’évolution de la maladie. Le régime comporte l'apport optimum en calories, en eau, en NaCl.

La diététique est basée sur la destruction protéique anormale.

Üne haute teneur en calories est indispensable pour freiner la dénutrition de l’anurique. Il faut diminuer l’apport des protéines.

Le régime classique comporte la prescription de tisanes sucrées, de jus de fruits et de boullons de légumes. Noter les quantités absorbées afin d'établir le bilan des entrées et sorties d’eau. Les calories seront apportées sous formes de glucides lorsque l’intolérance gastrique n’est pas trop importante.

Les liquides administrés oscilleront entre 1 litre et 1 1. 500 par vingt-quatre heures, afin d'éviter la deshydratation.

Het C LAURE

Il est nécessaire d’augmenter ces quantités en cas de déperditions plus importantes: diarrhée abondante, sueurs profuses et surtout vomissements répétés. Dans ce cas, il faut avoir recours au sérum glucosé isotonique administré par voie sous-cutanée, rectale et surtout intraveineuse.

Le régime de KEMPNER — riz, fruits, sucre — n’est pas applicable aux grands anuriques. Le régime de BorsT est plus logique (200 grammes de graisse et 200 grammes d’'hydrate de carbone donnant 2.000 calories). Ce régime donne des résultats intéressants. L’administration du sel doit être prudente.

LEMIERRE et Etienne BERNARD opposent :

a) Les néphrites anuriques avec déperdition chlorée importante par suite de vomissements ou de diarrhée. Il convient alors de donner du NaCI sous forme de sérum salé isotonique — à l’exclusion du sérum hypertonique — et cela uniquement en fonction des pertes, ces dernières se mesurant sur le sel contenu dans les excreta et non sur le taux du chlorure plasmatique et globulaire dont l'interprétation pratique est délicate.

b) Les néphrites anuriques sans déperdition chlorée dans lesquelles toute rechloruration massive doit être rigoureusement proscrite. Une rechloruration intempestive met le malade dans de très mauvaises conditions pour subir une exsanguino-transfusion ou une dialyse.

La diététique de l’anurique doit surtout viser au rétablissement des équilibres humoraux perturbés. Le bilan humoral doit être soigneusement établi.

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