‹ Contribution à l'étude du Traitement des Ruptures MusculairesChapitre 25 sur 28 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

Un ouvrier maçon de 42 ans, alcoolique, étant en état d'ivresse, faisait des efforts très énergiques pour arriver à soulever un gros bloc de pierre. Pendant qu'il se Hvrait à cette opération, il ressentit subitement une violente douleur sur la partie moyenne du bras droit. En même temps, il constata une grande difficulté à fléchir le bras. Quand j'eus l'occasion de le voir, cet homme portait à la jonction du tiers moyen avec le tiers inférieur du bras droit une vaste ecchymose de forme allongée siégeantau niveau

du biceps; au point central de cette ecchymose se trouvait . une dépression profonde dans laquelle la pulpe des doigts disparaissait.

Nous constatons tous les signes d’une rupture totale.

Comme traitement, on immobilisa les deux extrémités musculaires à l'aide d'un bandage roulé, ouaté. L'avantbras fut maintenu dans la flexion aiguë. Au bout de quinze jours, le malade souffrait très peu. Les mouvements de flexion étaient impossibles.

M. Farabeuf rapporte un autre cas qui démontre l'impuissance de la méthode palliative :

I s’agit d'une rupture du droit antérieur traitée par le seulrepos. La cicatrisation des parties rupturées ne se fait pas. La gêne éprouvée par le malade est faible. La marche est très ralentie. Le blessé accuse surtout un mouvement qui l'agace. Il sent son muscle osciller dans sa gaine comme le fait un piston dans un corps de pompe.

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