IL. — RUPTURES FIBRILLAIRES
À propos du traitement des ruptures fibrillaires, cestà-dire de ces ruptures qui consistent en la‘déchirure de quelques fibres musculaires seules, tous les auteurs sont à peu près d'accord. C’est aux moyens palliatifs qu'il faut avoir recours. L'intervention opéraloire doit être absolument laissée de côté.
Le meilleur traitement est certainement le massage. Pratiqué deux ou trois fois en vingt-quatre heures, il fait disparaitre rapidement les phénomènes doulou-
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reux. L'application de ventouses scarifiées au niveau de la lésion réalise le même but. «Il faut reconnaitre, dit Lyot, le rapide résultat qu'elles donnent dans les consultations hospitalières. »
Le repos est indiqué dans la majorité des cas, autant pour éviter les sensations pénibles éprouvées pendant les mouvements que pour éviter les ruptures fibrillaires successives que nous avons signalées déjà dans le chapitre précédent. |
L’immobilité absolue, les bandages, la compression, emploi de liquides résolultifs ne sont pas à conseiller étant donnée la bénignité de la lésion qui a tendance à se réparer toute seule. Nous venons d'envisager le cas le plus favorable dans lequel lépanchement sanguin est.nul ou presque nul.
Mais supposons un cas ou il existe un hématome assez abondant. Le massage immédiat n’est guère praticable, car trop vive estla douleur. La meilleure indication réside dans l'immobilisation aidée de la compression oualée ; on limite ainsi l'épanchement et on facilite sa résorption. |
Au bout de quelques jours, alors que la partie liquide est résorbée, la masse indurée, les empâtements, la tumeur de consistance osseuse, s'ils existent, seront traités par des séances de massage qui, alors, pourra être énergique, la douleur ayant disparu.
Disons, cependant, que le massage institué de bonne heure, si la douleur n’est pas excessive, constitue un mode de traitement très logique et très recommandable.
ll s'agira de le pratiquer au début avec douceur pour le rendre supportable au malade.
C’est là le moyen le plus sûr pour activer la résorption du sang épanché et pour empêcher la formation fâcheuse de masses fibreuses et calcaires qui infiltrent le muscle rupturé.
Quelques auteurs, M. Lejars en particulier, préconisent avec le massage les frictions, les douches, l'électrisation qui activent la restauration fonctionnelle.
Il est inutile d'envisager le cas ou l’'hématome serait assez volumineux pour forcer à intervenir chirurgicalement. Cette éventualité n’est jamais réalisée dans la pratique. C'est pourquoi nous ne nous arrêlerons pas à celle hypothèse et nous remettrons au paragraphe suivant l'étude des collections sanguines qui demandent une intervention opératoire tres réelle.