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* Le traitement de la septicémie gangréneuse par les injections sous-cutanées d’eau oxygénée, qui fera l’objet de cette thèse, a été appliqué pour la première fois, en 1900, par notre maître, M. le docteur Pluyette, chirurgien des Hôpitaux de Marseille. Ce fut dans un cas de septicémie suraiguë, complication d’une plaie par arme à feu de la cuisse droite, et le malade guérit. L'observation de ce cas fut publiée dans le Manseille Médical de mars 1900 et fit l’objet d’une communication de M. le professeur Terrier à la Société de Chirurgie de Paris.
« Déjà on a signalé dans cette enceinte, disait-il, les avantages qu’on a pu retirer de l’emploi de l’eau oxygénée en lavages. M. Pluyette y a ajouté les injections interstitielles sous-cutanées. En présence d’accidents de septicémie gangréneuse, je crois donc devoir conseiller d’imiter la pratique de notre confrère des Hôpitaux de Marseille. »
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Ces articles furent lus avec intérêt dans les milieux médicaux ; mais il n’y avait qu’une observation, le procédé était nouveau, et l’on n’a pas tous les jours l’occasion de voir éclore cette complication des plaies.
Aussi n’avons-nous connaissance qu'aucune observation de gangrène gazeuse ait été publiée depuis, avec guérison par ce traitement.
L’idée qui avait guidé notre maître était cependant excellente.
L’antisepsie, comme la sérothérapie, consistent à mettre l’agent pathogène microbien dans un milieu qui lui est défavorable ou de transformer le milieu où il se cultive en milieu nocif. 4
On sait que le bacille de Ducrey ne se développe plus et meurt à 45 degrés ; on fait prendre un bain local chaud au chancrelleux.
Les streptocoques vont se développer dans une plaie infectée ; on y verse une solution sublimée ou phéniquée, qui leur sera mortelle.
Les toxines tétaniques ou diphtériques menacent d’envahir l’économie ; on augmente la résistance du malade à l’infection par du sérum antibactérien.
Un microbe est anaérobie ; donnez-lui l’oxygène qui le tue. |
L’indication nosologique est formelle ; c’est la base de 1 ’antisepsie.
Mais, de même qu’il ya des bacilles divers, il peut y avoir des antiseptiques plus où moins actifs dans des cas donnés, nous dirons même des antiseptiques spécifiques.
Or, dans le cas de gangrène gazeuse, nous croyons être autorisé à dire que l’eau oxygénée est l’antiseptique de choix, surtout employée en injections sous-cutanées.
Nous nous proposons donc, dans le premier chapitre, de
montrer la valeur antiseptique de l’eau oxygénée dans cette affection, que nous verrons due à un anaérobie.
Dans un deuxième chapitre, nous publierons des observations inédites, où l’on constatera les succès de la méthode. j
Le troisième chapitre sera consacré à la thérapeutique de cette grave septicémie et à la technique définitivement adoptée.
Enfin, dans nos conclusions, nous résumerons cette étude en quelques propositions.
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