‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Téno-Synovites aiguësChapitre 18 sur 18 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

De l'étude que nous venons de faire des divers traitements des panaris et phlegmons tendineux de la paume de la main, nousconcluons que, dans cessortes d'infections, il faut avoir recours au traitement suivant :

I. — Anesthésie locale lorsque l’inflammation est limitée au doigt; anesthésie générale dans les autres cas. -

IT. -— Hémostase préalable obtenue suivant les cas, à l’aide d’un tube de caoutchouc serré à la racine du

doigt, ou à l’aide de la bande d’Esmarch.

Ces deux premières précautions ont pour résultat de -

rendre plus facile le temps suivant.

IT. — Large incision faite prudemment sur la sonde cannelée.

On évite ainsi la lésion des tendons déjà malades et des organes voisins de la gaine infectée : artères, veines, nerfs et articulations, tout en faisant une inci-

sion suffisante pour que le pus puisse s’évacuer faci-

lement et que de nouvelles incisions ne soient plus nécessaires dans la suite.

IV. — Nettoyage ausshcomplet que possible du foyer d'infection avec des tampons ou mieux, comme cela est nécessaire le plus souvent, à l’aide d’une curette fine. Il faut s’assurer qu’on n’y laisse aucune parcelle d'os névrosé ou de tissu sphacélé, susceptible d'entretenir la suppuration.

V. — Tamponnement du foyer d'infection avec de fines bandes de gaze stérilisée, iodoformée ou ektovanée ; ces mèches de gaze seront introduites dans les coins les plus reculés: le fassement sera fait d’une facon modérée.

Ce tamponnement assure l’hémostase après l’enlé- .vement de la bande d’Esmarch, empêche la plaie de se fermer trop vite, et permet une complète évacuation du pus.

Il remplace avantageusement les bains antiseptiques et les drains qui ont, il est vrai, rendu bien des services dans le traitement des phlegmons tendineux, mais ne sont pas sans défaut : oblitération facile, évacuation incomplète du pus, remise en place difficile et douloureuse. | |

VI. — Pansement renouvelé tousles jours, en ayant soin de tasser la gaze de moins en moins.

Les résultats obtenus par le mode de traitement que

nous venons d'exposer sont excellents, certainement

EL ASE

supérieurs à ceux obtenus par le traitement classique. La plaie, sèche pendant les premiers jours, devient, vers le 5e jour, le siège d’une secrétion séreuse ou séro-purulente dans les gratles infections. Cette secrétion ne tarde pas à disparaître, et du 12% au 15e jour, la plaie est complètement fermée; enfin, pourvu que l’intervention ait été faite suffisamment vite, les tendons

récupèrént leurs fonctions.

Vu: Le Doyen. Vu: Le Président de thèse,

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