‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Téno-Synovites aiguësChapitre 2 sur 18 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les panaris et les phlegmons des gaines synoviales de la paume de la main ont, de tout temps, attiré l'attention des chirurgiens. Il n'y a peut-être pas d'infections dont le pronostic tienne plus à la rapidité et à l'énergie du traitement. Si l'on abandonne l'inflammation à elle-même, le pus finit par se faire jour, mais la suppuration persiste : les tendons se mortifient, des fusées purulentes se produisent au loin, les os se nécrosent, les articulations des doigts et du carpe s'enkylosent, les vaisseaux eux-mêmes peuvent se sphacéler et se rompre. Dans les cas les plus heureux, les tissus mortifiés s'éhiminent et la cicatrisation se produit, mais le doigt reste déformé et privé de ses fonctions; la main violacée, rigide, impropre à tout service. Souvent, on est obligé de recourir à l'amputation ; enfin, dans quelques cas très virulents, le malade est enlevé au milieu des symptômes de septicémie ou d'infection purulente.

Ces accidents sont plus rares à notre époque, où

la majorité des praticiens ont recours, dès le début de l'infection, à un traitement approprié; ils ne sont cependant que trop fréquents.

La question du traitement des panaris et phlegmons de la main conserve donc toute son importance, surtout depuis la promulgation de la loi sur les accidents de travail. Ces infections, en effet, se rencontrent surtout chez les ouvriers, particulièrement dans les professions qui exposent le plus aux blessures des doigts : tailleurs, couturières, cordonniers, cuisiniers et cuisinières. On comprend la responsabilité du médecin dans le traitement de ces infections qui, soignées d’une façon insuffisante, entraînent une incapacité de travail transitoire prolongée, et surtout une incapacité permanente qui peut s'élever à un taux assez élevé,. principalement lorsqu'il s’agit de ces vastes phlegmons des synoviales de la paume de la main.

Or, en suivant son service, à l'Hôtel-Dieu, à Nantes, nous avons été frappé des excellents résultats obtenus par M. le Dr Rivet, dans son traitement des panaris et phlegmons consécutifs, en particulier dans ce cas de phlegmon, déjà ancien, que nous rapportons dans notre première observation.

M. le Dr Rivet, qui prodigue ses soins aux blessés, non seulement à l'hôpital, mais encore au dispensaire de la Croix-Rouge, emploie depuis plusieurs années

ce traitement, qui diffère, en plusieurs points, du

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