FENTE
n'était que lorsque tous ces moyens avaient échoué que l’on se décidait à ouvrir la collection purulente.
Aujourd’hui tous les chirurgiens sont d'accord pour déclarer qu'il ne faut pas s’attarder aux moyens abortifs. Sans doute, assez souvent, les bains antiseptiques très chauds et les pansements humides empêchent une plaie du doigt ou de la main de s’infecter, un panaris superficiel de se propager aux gaines tendineuses ; mais l'infection, malgré ces soins, vient-elle à se propager, le doigt est-il à demi fléchi, rétracté, incapable de se redresser, les douleurs sont-elles vives, les symptômes généraux graves, il faut recourir immédiatement au bistouri. À plus forte raison, faudrat-il se hâter lorsque la tuméfaction des régions thénar ou hypothénar indique la propagation de l'infection aux gaines synoviales de la paume.
Dans le cas de panaris simple, un grand nombre de médecins, sans recourir à l’anesthésie, ouvrent la ‘ collection purulente d’un coup de bistouri médian et profond, allant jusqu’à l'os. Faure s'élève contre cette pratique et conseille, même dans ce cas, l’anesthésie locale pratiquée à la base du doigt et l’hémostase préalable, au moyen d’un tube en caoutchouc serré à la base du doigt.
Lorsqu'il s'agit d'un phlegmon des gaines synoviales de la paume et du doigt, quelques médecins font
encore leurs incisions sans le secours de l’anesthésie