CONTROLE DE LA GUERISON
Le traitement terminé, le malade est maintenu au régime pendant 5 à 7 jours. Il doit revenir au moindre symptôme ou, à défaut, pratiquer l’épreuve de la bière et revenir consulter le lendemain matin pour examen clinique et bactériologique.
Si ceux-ci sont absolument négatifs, le sujet est remis au régime normal et refait l'épreuve de la bière quelques jours plus tard. Si le moindre doute subsiste — (filaments dans l’urine, petite sécrétion du canal) — la réactivation au nitrate d’argent est tentée, suivie le lendemain matin d’un examen microscopique du léger écoulement obtenu.
Dans tous les cas, l'épreuve du coït est recommandée ensuite, coït pratiqué les premières fois muni d’un préservatif, autant par mesure de précaution pour la partenaire que pour éviter une nouvelle contamination.
Certains auteurs ont voulu voir dans l’épreuve de la bière une réaction très insuffisante et très infidèle et ont donné des pourcentages énormes de cas réactivés au Nitrate après elle.
Sans avoir, aw sujet des observations publiées ici, fait une expérimentation rigoureuse, nous pouvons pourtant exprimer une opinion contraire. En effet, nos cas mis au nitrate étaient presque tous des cas douteux. Or, un très petit nombre a été réactivé. D’autre part, la presque totalité des cas considérés comme guéris après l'épreuve de la bière a résisté au temps, au régime normal, et au coït.
LE TRAITEMENT SUPERABORTIF OU TRAÏÎTEMENT S. V. P.
Traitement mixte associant les instillations d’argyroi, un sulfamide, un vaccin. Il constitue probablement la première tentative d'emploi des sulfamides à dose peu élevée qui ait donné un pourcentage de succès comparable à celui des fortes doses.
Les premiers essais ont été faits dès novembre 1937, et ont été poursuivis jusqu’à décembre 1939. Ils ont fait l’objet de plusieurs communications et publications du Dr. P. BARBELLION et du Dr. A. S. GARIBALDI.
Une des particularités du $S. V. P. est la rapidité de la cure, la guérison étant obtenue en cinq jours en général, parfois même en 4 jours seulement.
Comme pour tous les autres traitements abortifs, ses indications, basées sur quelques premiers cas d’expérimentation, sont restreintes.
Nous l’employons dans les urétrites récentes — moins de 5 jours — limitées à l’urèfre antérieur et dont l’évolution est subaiguë, c’est-à-dire ne s’accompagne pas de douleurs violentes à la miction, ni d’inflammation marquée du méat. Le grand intervalle entre l’apparition de l’écoulement et le début du traitement permet de faire rentrer dans ces indications un nombre infiniment plus grand de cas que pour la
plupart des autres abortifs et en fait un traitement
courant.
Les médicaments employés furent le 1162 F (Septoplix), un argyrol (Vitargyl), enfin le vaccin antigonococcique de l'institut Pasteur d’où le nom S. V. P. (Septoplix, Vitargyl, Pasteur), que nous lui donnons couramment.
Le traitement est conduit comme suit :
— Le i* jour, le malade prend 6 comprimés (3 gr.) de 1162 F, et reçoit une instillation de Vitargyl à 10 %, une injection I. M. de V. Pasteur 1 cc.
— Le 2° jour, le malade prend 6 comprimés de 1162 F., et reçoit une instillation de Vitargyl 10 %.
— Le 3: jour, le malade prend 6 comprimés de 1162 F., et reçoit une instillation de Vitargyl 10 %, une injection de V. Pasteur 1 ce. 5.
Un lavage de l’uretère antérieur avec une solution d’Oxycyanure de mercure à
O gr. 25 pour 1000.
— Le 4 jour — Le 5° jour — Parfois le 6° jour
Ce schéma n’a subi que de très légères modifications. La concentration de l’argyrol peut varier suivant le degré d’inflammation, par exemple 5 % le premier jour et 10 % les jours suivants, de même la quantité de vaccin, pour la seconde injection, de façon à n’avoir qu’une réaction fébrile légère à 38° ou 38°5 environ.
Les résultats ont été excellents malgré la faible dose de sulfamide employée, les accidents nuls, les incidents peu nombreux, n’obligeant à suspendre la cure que dans de rares cas comptés ci-après dans les échecs.
DPAUIC RE
L'observation type, de loin la plus fréquemment réalisée est la suivante :