‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Uréthrites blennorragiques par les SulfamidesChapitre 24 sur 29 · LAVAGES APRES ECHEC D'UN TRAITEMENT PAR SULFAMIDE · texte numérisé non relu

LAVAGES APRES ECHEC D'UN TRAITEMENT PAR SULFAMIDE

Parmi les échecs observés, certains sont dus à la présence de diverticules urétraux infectés. Les autres n’ont pas de cause reconnue. Ce sont ces cas qui ont fait naître l’idée d’une chimio-résistance du gonocoque, analogue à la chimio-résistance des spirochètes.

Cette idée est encore renforcée par une remarque faite par tous les auteurs. Ceux-ci ont observé une sorte de permanganatorésistance après l’échec des sulfamides. On peut d’ailleurs se demander si ces échecs ne surviennent pas précisément chez certains sujets réagissant mal au gonocoque et dont la blennorragie, soignée par le seul permanganate, aurait duré fort longtemps. Quoiqu'il en soit, la possibilité pour certaines races microbiennes d'acquérir cette chimiorésistance, serait une contre-indication formelle à l’emploi des petites doses.

Les données cliniques fournies par notre expérimentation ne nous semblent pas confirmer l’existence, sinon très rare, de cette chimiorésistance. Nous nous basons sur les arguments suivants :

1° En classant les urétrites par formes anatomo-

RS os

évolutives, BARBELLION avait depuis longtemps remarqué que la proportion d’échecs était très différente suivant la forme envisagée. Les observations rapportées ici mènent à une conclusion semblable, et il nous paraît assez difficile d’admettre que ces races résistantes se créent dans les urétrites totales aiguës et non dans les urétrites antérieures subaiguës. Cet argumenut n'est pourtant pas décisif, l’aptitude à la chimiorésistance et la forme évolutive pouvant toutes deux être rapportées à la virulence particulière de la race microbienne.

2° Le nombre d’échecs dus à cette chimiorésistance devrait être élevé avec les doses que nous avons employées; or, nos résultats sont assez comparables à ceux obtenus avec des doses doubles ou triples.

3° Le traitement mixte (petites doses de sulfamide + lavages), après l’échec des sulfamides seuls, suivi de l’échec des lavages seuls ou bien après un premier échec du traitement mixte, nous a donné un pourcentage très élevé de guérisons, même s’il s'agissait du même composé chimique.

Ces arguments, sans exclure la possibilité de la chimiorésistance, nous semblent prouver que les doses que nous appelons faibles, c’est-à-dire 1 à 2 gr. par jour, ne provoquent pas chez le gonocoque l’apparition de cette propriété biologique nouvelle.

Partant de cette idée, nous avons mis, depuis quelque temps, au traitement mixte, tous les échecs observés à la consultation, à la suite de soins reçus de nous ou en ville, en observant un repos de 7 jours, aux lavages avant la reprise des sulfamides.

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