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bactériophage peut être augmentée in vivo, il convient d’ailleurs de remarquer tout de suite qu’on ne peut pas comparer l’activité du bactériophage adaptée sur un organisme vivant ou in vitro.
3° Nous avons vu les conditions du milieu, nous avons étudié la virulence du bactérophage, il nous reste maintenant à étudier la résistance de la bactérie.
Le microbe, comme tout être vivant, réagit vis-à-vis de l'agent qui l'attaque. Aussi, est-il capable parfois de résister au bactériophage. Que les conditions ne soient point favorables au phénomène de la bactériophagie, on peut voir la culture se troubler à nouveau, trouble relevant de cultures secondaires. La résistance du microbe vis-à-vis du bactériophage peut être totale, mais elle peut être également relative, le microbe ne pouvant être attaqué que par une autre race de bactériophage.
La résistance du microbe vis-à-vis du bactériophage, constitue d’ailleurs un véritable phénomène actif. D’après d’Hérelle, le corpuscule du bactériophage peut pénétrer dans la bactérie, on voit alors le protoplasma du microbe détruire le corpuseule par un phénomène de phagocytose. La cause qui explique l’atténuation, voire même l'absence de phénomène de bactériophagie, résiderait dans l’existence de substances sécrétées par le microbe, et peut
être ces substances éxpliquéeraierit-elles la PRES dans le sang des antiphages.
Il peut parfois s'établir une sorté de symbiose entre la résistance de la bactére et là virulence du bäctériophage. Il s'agirait alors d’une véritable culturé mixte bactéries résistañtes et bactériophages virulents.
D’après d'Hérelle, il pourrait se produire daris certaines circonstances des formes microbiennes, non visibles, résistantes, mais susceptibles de reproduire là forme ordinaire visible. Ce sont ces formes que d’Hérelle 4 appelé des protobactéries. Ce serait des ultra virus, analogues à ceux de l’encéphalite léthargique ou de la rage: Le bactériophage n’a plus d'action sur ces protobactéries. (Ces formes microbiénnes expliqueraient la possibilité de cultures secohdaires. Ces formés filtrantes microbiennes constituent évidemrient un danger dans la thérapeutique paf le bactériophage, mais ce danger serait écarté si l’on preñid soiii de soumettre à un chauffage appfoprié le bactériophäge employé commé agent thérapeutique.
Pour résumer ces différentes conditions in:
dispensables pour que le phénomène de la bactéribphagie se produise, nous répéterons les fdits suivant
Le microbe doit être vivant et normal, c'ést dire
que le bactériophäge doit être utilisé en premier lieu et non pas après d’autres méthodes chimiques qui diminuent la vitalité et la sensibilité des microbes.
Le microbe doit être jeune, c'est dire que la bactériophagie doit être employée au début même de l'infection.
Le bactériophage doit être virulent, c’est dire qu'il faüt éliminér tout autre thérapeutique àssociée:
Enfin, le milieu doit êtré favorable.
A ce point de vue, il faut souligner l’importance foute particulière des antiphages sur lesquels nous avons déjà insisté.
Quelle est la nature biologique du corpuscule bactériophage ?
D'après d'Hérelle, il existe sous forme de micelle colloïdale de nature protéique et qui est floculée par les acides. Il s’agit donc d’un colloïde négatif comme d’ailleurs la majorité des microbes. Pour d'Hérelle le bactérophage ést un être vivant, ses arœuments sont les suivañts :
Le bactériophage a le pouvoir d’assimilation. Ne se développe-t-il pas en effet aux dépens du microbe ?
Le bactériophage est capable d'adaptation, il
s'adapte en effet à des milieux différents, à des mi-
crobes différents. | Le bactériophage est capable de multiplication. Il présente des Mie de caractères.
Le bactériophage secrète un ferment “Récial qui lyse les bactéries. ?
Ces différents arscuments pèsent donc en faveur du bactériophage être vivant, théorie d’ailleurs discutée, non ue par tout le monde.
Au début d Hérelle avait au étudié le bactériophage anti-dyssentérique, mais cette race
n'est pas la seule, on a pu en isoler de nombreuses
autres races. Parmi les microbes il convient, comme nous l’avons déjà dit, de distinguer les espèces homogènes et les espèces hétérogènes.
Les espèces homogènes comprennent
— Le bacillé dyssentérique de Shiga,
— le bacille de Hiss,
— Le bacille de Flexner,
— Le bacille de la Peste,
— Je bacille para ou pseudo dyssentérique.
— le bacille de la typhose aviaire,
— le pasteurella bovis.
Les espèces hétérogènes comprennent
— le bacille d'Eberth,
— les bacilles paratyphiques,
— le bacille coli,
— le pneumo bacille de Friendler, — le bacille proteus,
— le bacille diphtérique,
à — le bacille subtilis,
| — le staphylocoque, L —— l'entérocoque, h. — le streptocoque.
n - __— le vibrion cholérique,
4 On voit par cette simple liste le nombre des mià crobes qui sont susceptibles d’être attaqués par le D. bactériophage combien le phénomène de la bacté-
riologie est fréquent.
2 Où trouve-t-on les races de bactériophages P
il existe une race de bactériophage qui vit en symbiose avec le bacterium coli dans l'intestin de l'homme. Le bactériophage existant à l’état normal
dans l'intestin on retrouvera le bactériophage dans tout ce qui a été contaminé par des déjections humaines ou animales. Aussi peut-on trouver des bacs tériophages dans l’eau des puits, dans la terre souil-
lée, dans l’eau des rivières, dans les eaux d'égouts.
Comment le bactériophage agit-il au cours de la maladie ?
D'Hérelle a d'abord étudié ce processus pour la dysenterie bacillaire.
Il faut distinguer 3 phases : Tout d’abord le bactériophage normal de l'intestin exerce sa virulence vis-à-vis du bacille coli, puis le bactériophage étend sa virulence aux bacilles de Shiga, enfin, dans une dernière période, la virulence s'étend même jusqu'aux microbes isolés des selles du malade au début de la maladie. C’est seulement à cette troisième période que la guérison survient. |
De sorte que pour d’'Hérelle, la guérison est la conséquence de la bactériophagie in vivo, l’état du malade représenterat les fluctuations de la virulence du bactériophage et de la résistance du microbe. Il est des cas où le bactériophage attaque d'emblée le microbe infectant, la maladie avorte. Dans d’autres cas, le bactériophage attaque le microbe mais plus tardivement, la maladie éclate alors, l'amélioration clinique coïncide avec le moment ‘où le bactériophage l'emporte sur la bactérie. Parfois, le bactériophage n’est pas capable de lutter contre le microbe, celui-ci se développe librement, le malade meurt. |
Cette notion de l'adaptation du bactériophage