‹ Contribution à l'Étude du Traitement du MyxédèmeChapitre 34 sur 50 · OBSERVATION XXVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVI

Docteur LupwiG Nigcsen (Monutshefte für prakt Derm. 1° mai 1893).

Mademoiselle E. S..., 33 ans. La maladie commença en 1880 par de l’œdème des paupières ; ces symptômes durèrent quelques mois et disparurent spontanément. Dès 1885, les symptômes caractéristiques du myxœdème se développèrent et restèrent rebelles au fer et à l’arsenic.

En octobre 1892 la malade commença à absorber de la glande thyroïde par traitement buccal ; son pouls était faible, environ 60 ; elle était très anémiée. L'urine n’était ni albumineuse, ni sucrée, mais acide; la malade était réglée depuis l’âge de 14 ans. La glande typhoïde n’était pas perceptible. A l’exemple du professeur Howitz de

Copenhague, l’auteur fit prendre à la malade de la glande thyroïde de veau cuite, le résultat fut surprenant. Pour commencer on lui donna une glande par jour. Le premier jour elle eut de l'abattement, des maux de tête et de l’insommie.

19 octobre. — Les douleurs s'étaient répandues par tout le corps. Trois à quatre jours après le début du traitement la malade éprouva une amélioration sensible : l’æœdème de la peau et de la muqueuse buccale commença à diminuer pour disparaître complètement la semaine suivante. Dans les derniers jours de décembre, la peau redevient molle et normale. Le 16 novembre, les cheveux commencent à repousser. À la fin du traitémént, la malade n’a plus ni nausées, ni vomissements. Après là desquamation l’urine devient abondante-et la menstruation réapparait le 23 obtobre.

La température en décembre est de 36,8 à 37,4

Malgré une nourriture abondante et substantielle pendant le traitement, la malade maigrit ; elle entra en convalescense deux mois après la première absorption de glande thyroïdienne.

OBSERVATION XX VII (W. Ord. et Ed. White (British méd. Journal. 29 Juillet 1893).

Une malade souffrant du myxœdème était admise à l’hô-

pital Saint-Thomas le 19 avril 1893. Après une étude quo-

tidienne attentive de la nourriture et de l'urine elle comménça le 1°" mai à prendre vingt gouttes d’extrait glycerriné de corps tyroide d’un mouton chaque jour. La dose était équivalente à la sixième partie de tout le corps thyroide d’un mouton. Pendant une semaine avant le 1° mai la malade avait été soumise à une diète sévère et régulière. La même diète fut maintenue après l’administration de l'extrait thyroïdien pendant toute la durée du traitement.

Après l’administration de extrait un changement marqué fut observé à la fois dans le volume de l'urine et dans la quantité des substances azotées. Jusqu’au jour de ladminstration de l’extrait thyroïdien la quantité de substances azotées rendues correspondait bien avec la quantité prise par la nourriture, seulement un peu moindre.

Trois jours après l’administration de l’extrait, l’excrétion des matières azotées dans l’urine dépassait la quantité introduite par la nourriture et cette proportion très marquée dans les premiers jours du traitement était maintenue aussi longtemps que le malade était en observation. La proportion d’urée par rapport à la quantité totale des matières azotées demeurait la même que dans l’urine normale. En même temps la malade perdait rapidement de son poids pendant la première semaine du traitement. Ensuite avec une perte moindre et plus régulière. La température d’inférieure à la normale est montée à sa tempé-

rature maxima au trentième jour du traitement, 100° F.

an (rs

La peau très sèche auparavant était devenue moite après l’administation du médicament.

Quand à l’excrétion des matières inorganiques elle était peu affectée par le traitement.

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