CONCLUSIONS
1° Les renseignements fournis par l’urologie et la toxicité urinaire, nous font envisager le myxœædème comme une affection propre à être rangée dans le cadre des maladies par ralentissement de la nutrition et où l’auto-intoxication joue un rôle prépondérant; nous en voulons pour preuves la phosphaturie caractérisée, l’abaissement du coefficient azoturique et l’augmentation manifeste de la nocuité des urines.
2 Au nombre des principes actifs dont la présence a été signalée dans le corps thyroïde, nous pensons qu'il convient de placer au premier plan les ferments ‘oxydants. Ce que nous savons de la riche vascularisation de la thyroïde et de l’action des oxydases sur les corps suroxygénés, tels que l’oxyhémoglobine, nous permet de supposer que, grâce à cette glande à sécrétion interne, l’économie a à sa disposition une source suffisante d'oxygène naissant, pour se débarrasser, par
combustion, des poisons multiples qui engendrent le myxœædème.
3° Etant donné que les principes actifs du corps thyroïde sont complexes, mal connus et sûrement fragiles, nous estimons qu'il est préférable d’administrer la glande fraîche toutes les fois que cela sera possible et, à défaut, les préparations obtenues à l’aide de la dessiccation à froid par le vide sulfurique.
&° Pour éviter les accidents de thyroïdisme, il conviendra de recourir à des dosés faibles mais longtemps continuées. |
5° Comme adjuvant susceptible de parer à la déperdition des phosphates, on doit prescrire le biphosphate de chaux chez l’enfant, et les phosphates alcalins chez l’adulte.
6° A cetraitement médicamenteux, il sera bon d’ajouter les prescriptions hygiéniques et Le régime diététique dont nous avons fixé les règles.
Vu : le Président de la thèse RAYMOND Vu : le Doyen,
LANDOUZY Vu et permis d'imprimer Le Vice-Recteur de l'Académie