OBSERVATION X
Mme R. S.., âgée de 34 ans, a subi une hystérectomie suhtotale à 30 ans. Elle vient consulter pour des pertes blanches abondantes, des brülures à la miction, des étourdissements, des bouffées de chaleur, des rapports très douloureux.
Antécédents : pas d’enfants, une fausse couche.
Le toucher vaginal difficile montre des lésions de vaginite. L'introduction du spéculum est impossible.
Le traitement institué comprend :
des pansements à l’argyrol,
des effluves vaginales et,
l'injection par semaine de benzo-gynæstryl à 50.000 unités internationales.
La guérison est obtenue au bout de quatre semaines, soit après l'administration de 200.000 unités de folliculine et 42 séances d’effluves ; on termine néanmoins la série comprenant
18 séances.
Conclusions.
Le vaginisme associé à la vaginite est une complication relativement fréquente de la ménopause, tant chirurgicale que physiologique, et se développant sur un terrain prédisposé, neuro-arthritique.
Le vaginisme résulte du déséquilibre endocrinien dû à la suppression chirurgicale ou physiologique des ovaires.
Par la suite, des troubles trophiques se surajoutent, conduisant à l'atrophie les divers organes de l'appareil génital.
Dans certains cas, aucune lésion, aucune cause apparente n'explique le vaginisme, ce sont les cas les plus rebelles au traitement, car il est dû au déséquilibre nerveux.
Le traitement est à la fois local et général.
Local, comprenant des injections émollientes, mais surtout des courants de haute fréquence sous forme d’effluves vaginales.
Général, opothérapie ovarienne sous forme de solution huileuse de benzoate de di-hydro-folliculine cristallisée, dosée de sorte que 1 mgr. corresponde à 10.000 unités internationales,
Vu : le Doyen, Pour le Doyen : l'Assesseur, Vu : le Président de la thèse,