PARU
le convient à ceux chez qui il faut prévenir la tuberculose ou l'arrêter dans ses tout premiers commencements, tandis que le Mont-Dore est pour ceux qu'il faut guérir. Heureux ceux qui s'arrêtent à la Bourboule ! » (loc. cit.)
Ceux qui n’ont pas ce bonheur peuvent monter à deux
cents mètres plus haut au Mont-Dore.
2° Le Mont-Dore (altitude 1052 mètres), dans Je Puyde-Dôme, fait avons-nous dit partie des eaux arsenicales faibles. Elles ne renferment, en effet, que x milligramme d’'arséniate de soude par litre. Ce sont des eaux bicarbonalées mixtes, silicieuses et ferrugineuses. Leur point eryoscopique A est de o’100. Elles sont hyperthermales (38 à 47° suivant les sources) et radioactives à l’émer-
gence.
À. — Modes de traitement au Mont-Dore et ses effets
Les pratiques essentielles y consistent en : Cure de boisson : (1/2 à 4 verres par jour).
Inhalations de vapeurs,: La vapeur est produite par plusieurs chaudières et pénètre dans des vaporisateurs où l'eau minérale est refoulée sous pression. Cette vapeur se charge ainsi de gouttelettes d’eau minérale qu'elle divise et entraîne dans les salles d’inhalations. Les malades sont plongés dans un véritable brouillard qui contient tous les principes constitutifs de l’eau minérale.
Demi-bains, douches de vapeur, bains suivis ou précédés de douches, sont aussi fort en honneur. -
En boisson, les eaux du Mont-Dore « ont avant tout une action bronchophorétique marquée et agissent sur
les bronches à la façon des balsamiques. Elles diminuent
ge
dans de notables proportions la toux et facilitent l'expec- toration, en aidant à la fluidification des sécrétions bronchiques, qui abondantes au début deviennent de plus en plus rares. Sur le poumon, les eaux du Mont-Dore ont de plus une action décongestionnante et le D Mascarel a démontré qu’à l'inverse des eaux sulfureuses des Pyrénées, elles n'étaient pas à craindre chez les hémoptoïques et les congestifs. Chez ces malades au contraire, elles réussissent merveilleusement à condition de n'être pas prises en trop grande quantité. Elles semblent, en décongestionnant les organes internes, attirer le sang à la périphérie et possèdent le pouvoir manifeste d'avancer de plusieurs jours la menstruation, de favoriser le flux hémorroïdal et de donner de la turgescence et de la vitalité à la peau. » (Tardif et Sersiron, loc. cit.)
« L'action immédiate de l'inhalation — dit le professeu: Landouzy — semble être essentiellement « détersive et sédative ». La vapeur fluidifie les sécrétions bronchiques. Elle à aussi une action sédative du système vaso-moteur. Elle a enfin une actin décongestionnante elle rend plus perméables à l'air les zônes préalablemnet congestionnées. Elles diminue chez les prédisposés, les poussées congestives. Son action est toutefois à surveiller de près chez les hémoptoïques. » (Tardif et Sersiron, loc. cit.) |
« Quant aux demi-bains d’une température variant de 39 à 43° suivant les cabines, ils agissent comme une sorte d’énorme ventouse qui décongestionne les parties supérieures et par conséquent rendent de précieux services . dans les hyperthermies des sommets. L'appel du sang à la périphérie a encore pour résultat de diminuer la con-
gestion pulmonaire, elle soulage le cœur droit et la petite circulation. » (Tardif et Sersiron,. loc. cit.)
B) Observations
1° OBSERVATION de M. Tardieu (Annales de la Société d'hydrologie médicale de Paris, 1912).
Jeune malade de 14 ans — son frère mort phtisique cinq semaines auparavant. — Etat général mauvais. Amaïigrissement de 4 kilogs en cinq semaines. Anorexie, ganglions cervicaux, muqueuse pharyngée anémiée, respiration obscure aus sommets, analyse des crachats positive.
La malade est soumise à la cure du Mont-Dore : 4 douches naso-pharyngiennes par jour et deux demi-verres d’eau en boisson. Dès le dixième jour, appétit augmenté. Vers le quinzième jour, améliorations considérables et recouvrement des forces. Au vingt-cinquième jour, plus de ganglions cervicaux, les poumons respirent bien, la muqueuse pharyngée à repris sa teinte normale et le poids de la malade a augmente de 2 kilogs. La guérison a persité depuis trois ans.
2° OBSERVATION de M. J. Galup. (Gazette des Eaux, du 7 mars 1914).
M. R.., 40 ans, professeur.
À l’âge de 4 ans pleurésie, à 33 ans a toussé et maigri, on a alors constaté des lésions corticales étendues à droite. A séjourné alors neuf mois au sanatorium de Leysin. Très amélioré. À 35 ans fait du coryza paroseystique et de l'asthme bronchique.
Le 12 août 1912, à son arrivée au Mont-Dore, on constate à la place des lésions anciennes quelques râles sous-crépitants au sommet droit en avant et en arrière et un léger emphysème.
À la suite de la première cure, amélioration considérable, disparation des accidents asthmatiques. Fait une deuxième cure le 25 août 1913 : état très satisfaisant.