‹ Contribution à l'étude du traitement par la diodotyrosineChapitre 15 sur 23 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Sur un cas de dysthyroïdie.

Mme L... (F.), 40 ans. Vient consulter en juin 1935 parce qu'elle a très fréquemment des poussées de crampes douloureuses. Elle dort mal, se réveillant souvent couverte de sueurs. Son entourage a remarqué sa grande irritabilité. Elle est d’une nervosité excessive.

L’interrogatoire nous apprend que sa vie génitale à été marquée par trois fausses couches qui ont précédé une grossesse à terme qui à donné un fils mort à 6 ans. Réglée à l’âge de 12 ans, pendant trois jours ses règles étaient peu abondantes et douloureuses. Elle a subi un traitement au sulfarsénol à la suite de sa première fausse couche.

Son métabolisme basal est actuellement de + 25 p. 100. On lui fait subir un traitement par le lugol, 6 gouttes cinq fois par jour.

Revue le 30 août 1935, l’amélioration est peu sensible; on commence un traitement par la diodotyrosine à raison de deux comprimés par jour.

Revue deux mois après, elle se déclare très améliorée, elle à engraissé de 2 kilos, elle n’a plus d’insomnies ni de crampes, son

métabolisme est à + 10 p. 100.

Coxczusion : Il s’agit d’une dysthyroïdie dans le sens hyper accompagnée de petits accidents répétés. Le lugol n'ayant pas donné des résullats satisfaisants tout au début de son administration, on était en droit de penser qu'il n’agirait pas davantage par la suite. Deux mois de diodotyrosine ont amené une grosse amélioration.

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