‹ Contribution à l'étude du traitement par la diodotyrosineChapitre 21 sur 23 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. —— La diodotyrosine est un élément iodé, extrait de la elande thyroïde. L'hydrolyse alcaline des protides thyroïdiens donne deux dérivés : la thyroxine, qui est acidoinsoluble; la diodotyrosine, qui est acido-soluble.

Il. — Expérimentalement, la diodotyrosine à une action trophique générale. é

II. — Les auteurs étrangers ont montré l’antagonisme entre thyroxine et diodotyrosine.

IV. — La diodotyrosine s'emploie à la dose de 0,10 à 0,40 par jour.

V. — Elle agit dans les goitres avec hyperthyroïdie et dans toutes les formes de la maladie de Basedow.

VI. — Son action ne peut être considérée comme spécilique, mais, si elle n'est pas curative dans tous les cas, elle est presque loujours palliative, et dans les formes sérieuses elle constitue une excellente préparation à une intervention.

VIT — Son action se caractérise par sa fixité el sa constance.

VHL. —- Dans les goitres avec hyperthyroïdie, elle offre un

gros avantage sur Îles solutions iodo-iodurées : celui de permettre de traiter efficacement les malades sans redouter

pour eux une basedowification de leur goitre.

IX. —- Elle permet d'atteindre les iodo-résistants. X.— Son action sur les symptômes de la maladie de

Basedosw porte a) sur l> métabolisme basal, qu’elle abaisse rapidement, mais qui peut remonter ensuite; b) sur l'amaigrissement, qu’elle fait rapidement dimi-

nuer';

or ee

) sur les tremblements, qu'elle atténue où supprime: d) sur l’état psychique et l’émotivité:

e) sur la tachycardie:

f) sur l’exophtalmie : avec inconstance lorsqu'elle est employée seule:

4) sur la diarrhée, parfois, qui accompagne si souvent ces états.

ÀE. — De plus, son action s’est révélée très ellicace dans des troubles relevant pour, certains auteurs de dysfonctionnement thyroïdien (hémorragies de la ménopause notamment). Dans cette affection, elle est même employée comme moyen de diagnostic lorsque ses effets sont négatifs.

AIT. — Dans les troubles d'hypersympathicotonie qui sont cliniquement indépendants d’une byperthyroïdie, son rôle régulateur s’est avéré manileste.

XIII. — Dans les exophtalmies, enfin, que l'on tend à isoler du syndrome basedowien, elle paraît devoir renforcer l'action de l’yohimbine.

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