INTRODUCTION
La « diodotyrosine » est utilisée en thérapeutique depuis 1929. Elle était connue depuis longtemps des chimistes, puisque Berthelot écrivait déjà en 1911 : « J'ai pu constater que la diodotyrosine est très bien tolérée par l’homme et les animaux; rien ne s’oppose donc à ce qu'on aborde l'étude de ses propriétés thérapeutiques. »
Il fallait attendre les travaux de Harrington, Kendall et Foster pour que cette substance, mise en évidence par eux dans le tissu thyroïdien, pût être considérée comme un médicament actif dans la maladie de Basedow.
Après eux, Abelin et ses élèves, B. Komerell, Schurmeyer et Wissman, Sainton et Simonnet, ont étudié l’action de ce médicament sur l’animal et précisé les résultats de son emploi chez l’homme, notamment dans les divers symptômes de la maladie de Basedow.
Nous essaierons, dans ce travail, de dégager une idée d'ensemble des opinions des nombreux auteurs qui ont employé la diodotyrosine, dans le traitement du « goitre exophtalmi-
que » et des hyperthyroïdies. C’est cette idée qui nous a fourni les règles d'application de ce médicament dans ces mêmes alfections, que nous avons étudiées et suivies dans le service de M. le Professeur Jeanneney.
Ce sont les travaux du Professeur Labbé et de ses élèves qui nous ont conduit à en essayer les effets dans les états d'hypersympathicotonie, dont les relations avec les troubles thyroïdiens ne sont pas toujours évidentes.