‹ Contribution à l'Étude du Traitement sanglant des Orchi-Épididymites BlennorragiquesChapitre 23 sur 25 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Indications.

Cas aigus. — Une épididymite légère, sans phénomènes graves, avec simple congestion probable de l’organe, se résorbera rapidement sous l'influence du repos et du traitement ordinaire ; repos au lit, glace, compression douce. Mais si, après quatre ou cinq jours, il ne s’est pas produit d'amélioration notable, il faut intervenir.

Cas aigus graves. — Les douleurs violentes, la fièvre, la tuméfaction notable de lépididyme sont des indications précises de lincision précoce en plein centre du noyau. Après débridement à la sonde cannelée, les phénomènes septiques énumérés plus haut disparaîtront immédiatement. C’est vraiment ici le triomphe de la méthode.

Cas subaigus. — Orchite traînante à rechutes, à bascule. Ces gros noyaux durs, sensibles à la pression, et qui sont le siège de poussées légères au moindre excès, conservent souvent plusieurs mois un volume, et laissent toujours un reliquat ; ils doivent être largement incisés, fendus jusqu'au centre, où l’on trouve une cavité remplie soit de pus, soit de fongosités ou de grumeaux el de sécrétions brunâtres avec

spermatozoïdes altérés.

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Voici d'ailleurs l'opinion résumée du docteur Escat, de Marseille, qui confirme nos indications :

« J'utilise surtout l’incision pour les formes très douloureuses, fébriles, etc. C’est un traitement parfait. Je n'ai jamais regretté l’incision précoce... Si la routine ne S'y opposait pas, je suis convaincu que l’incision très précoce du noyau de péri-épididymite arrêterait immédiatement l'affection. »

Telles sont également les conclusions de notre maître, Monsieur le Professeur agrégé Braquehaye, dont nous avons publié plus haut les observations.

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