AVANT-PROPOS
Lorsque nous avons pris, il y a bientôt deux mois, le bateau qui devait nous amener vers la France, nous pensions au jour heureux où, enfin débarrassé de tous les sou@s de la vie d'étudiant, nous serions, comme nos aînés, muni du diplôme si convoité. Ce jour est arrivé et, à cette joie si pure, se mêle un peu de tristesse. Nous quittons, en effet, des maîtres estimés, toujours prêts à nous prodisguer leurs conseils éclairés ; nous laissons derrière nous de bons et loyaux camarades. C’est tout un passé de calme qui s’évanouit pour nous laisser entrevoir un avenir de lutte et de travail. Mais nos aînés nous ont tracé la voie, l’exemple de notre, père vénéré est là pour nous montrer ce que l’on obtient à force de courage, de volonté et de bonté ; et nos maîtres ont déjà, par leurs sages leçons, aplani bien des difficultés.
Et puis, le passé ne disparaîtra pas tout entier pour nous, puisque c’est sur cette belle terre d’Algérie, que nous sommes appelé à exercer notre profession, non loin
de nos chers parents, auxquels nous sommes heureux d’adresser ici un bien faible hommage de notre profonde affection ; jamais notre reconnaissance ne sera assez erande pour pouvoir les remertier de leur bonté infinie.
Nous avons contracté envers tous nos maîtres de l’Ecole
PT N ES de Médecine et des Hôpitaux d'Alger, de nombreuses dettes de reconnaissance : nous sommes heureux de leur adresser l'hommage de notre vive gratitude.
M. le Professeur Crespin, dont nous avons eu l'honneur d’être l’interne, nous inspira le sujet de notre thèse ; il contribua pour une large part à notre instruction médicale, et nous ne saurions trop lui exprimer toute la reconnaissance que nous lu gardons.
MM. Trolard, -Curtillet, Vincent, Rey, Brault, Cange, Rouvier, Ardin-Delteil, Soulié, Goinard, Cabanes, Demis, Sabadini, Salièges, Scherb, Battarel, Gillot, L. Cochez, Murat, Moutet, Leblanc, Dumollard, Lemaire, Raynaud, que nous avons eu l’honneur d’avoir comme professeurs ou comme chefs de service pendant nos années d’internat, ont droit à toute notre reconnaissance. Le souvenir de leur enseignement nous suivra dans les difficultés de la pratique médicale et 1? exemple qu’il nous ont donné sera pour nous la meilleure règle de conduite.
Nous ne saurions oublier lé souvenir de MM. les professeurs À, Cochez, Labbé, Planteau et Moreau, enlevés trop tôt à l’affection de tous leurs élèves.
Que M. le Médecin Principal Sieur, professeur au Valde-Grâce, veuille bien agréer l’hommage de toute notre gratitude pour le vif intérêt et l’obligeante sollicitude qu’il n’a cessé Ge nous porter durant tout le cours de nos études.
Que M. le médecin-major Sturel recoive l’assurance de notre attachement et de notre bien respectueuse affection ; comment pourrions-nous oublier, qu'après nous avoir sauvé d’une grave maladie, il ne cessa jamais de nous témoigner $sa bienveillante amitié ?
Nous ne saurions oublier dans ce témoignage de recon-
naissance l’Ecole de Montpellier et ses maîtres distingués qui nous accueillirent avec tant de bienveillance.
M. le professeur Rauzier a bien voulu nous faire l’honneur d'accepter la présidence de notre thèse ; qu’il nous permette de lui adresser ici nos remerciements respectueux.
MM. les docteurs Maisonnet, Legagneur, Ch. Jourdan, A. Cabanes, Hauvuy et Régnier ; MM. Bordes et Bonenfant furent les amis sincères de nos années de lycée et d’internat. Nous sommes heureux de leur adresser ici un bien cordal souvenir, auquel nous associons la mémoire de notre camarade Marcel Surin, ravi à notre affection au moment où :! allait profiter de notre vie d’internat.
Le séjour de Montpellier a été pour nous l’occasion de contracter des liens de solide camaraderie avec MM. les docteurs Abry, Ros, Boulard et Quiichini. Nous nous rappellerons toujours avec bonheur les derniers jours de notre vie d'étudiant, passés au milieu d’eux.
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