‹ Contribution à l'Étude du Tremblement Essentiel HéréditaireChapitre 5 sur 12 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Longtemps le tremblement ne fut considéré que comme un symptôme ;.ce n’est que depuis peu qu’il est envisagé comme pouvant constituer une entité morbide. Dans ce cas, il existe indépendamment de toute autre manifestation nerveuse qui puisse faire penser à une affection des centres ; à ce caractère d’essentialité il en joint un autre, cel d’être héréditaire. Valeix, le premier, signale en 1866, la possibilité de ce dernier facteur comme cause du tremblement idiopathique.

Fernet, dans sa thèse d’agrégation (Paris, 1872), a noté que « le tremblement était assez souvent héréditaire. et qu'il y a des familles dont tous les membres sont affectés de tremblement, à partir d’un certain âge, sans qu’on puisse invoquer ni sénilité, ni excès, ni une autre cause. »

Eulenbourg rapporte, en 1877, la première observation de tremblement héréditaire datant de l’enfance.

Maragliano (Gênes, 1879), publie des observations et nne étude du tremblement héréditaire.

Liégey, en 1882, cite deux familles de trembleurs héréditaires. ne

West (Lonidres, 1886), relate l’histoire d’une famille de quinze personnes, observée pendant trois générations, chez

lesquelles la cause du tremblement n’était qu’une nervosité familiale particulière.

Dana (1887) a observé, en Amérique, plusieurs membres de trois familles différentes ; tous tremblaient depuis leur enfance, ce tremblement était continu, les émotions l’augmentaient, il ne s’accompagnait d’aucune altération du système nerveux. |

Charcot, dans ses « Lecons du mardi » (1887), dit avoir chservé un M. X., de la Havane, affecté depuis l’enfance d’un tremblement des deux mains qui n’aurait fait que s’exagérer progressivement au point de lui rendre diffeile l’acte d'écrire ; sa mère, ses oncles maternels et quelques-uns de ses cousins tremblaient comme lui depuis l’enfance.

Le docteur Hæbler, de Berlin, a publié, en 1888, un cas de tremblement héréditaire.

Le docteur Nagi a observé en 1890 une famille de quarante personnes s'étendant sur quatre générations, dont une bonne moitié tremblait depuis l’enfance. /

Le docteur Max Rubens (Berlin, 1891), a publié un cas de tremblement congénital qui ne s’accompagnait d’aucun symptôme de névrose. 8

MM. Debove et Renault, les premiers en France, donnent une description détaillée des principaux caractères du tremblement héréditaire, et en publient deux observations dont l’une s'étend sur quatre générations (Société médicale des hôpitaux, juillet 1891.)

M. le professeur Raymond, dans le Bulletin médical, en 1892, résume ce qui a été fait sur cette question, tant en France qu’à l’étranger ; lui-même a observé dans sa elinique plusieurs cas de tremblemeñt héréditaire. À son avis les porteurs présenteraient presque toujours des stigmates de la dégénérescence mentale.

Son élève, le docteur Hamaïde, dans sa thèse (Paris, 1892), reprend et développe ses idées ; 1! cite deux observotüons recueillies dans le service du professeur Raymond; il s’agit de deux malades qui tremiblent depuis leur enfance sans qu’on puisse attribuer à une autre cause qu’à l’hérédité ce tremblement.

M: le docteur Achard publie, en 1894, dans la Médecine Moderne, deux observations de tremblement essentiel congénital. La même année, il inspire la thèse du docteur Rayuaud, son élève, qui apporte trois observations personnelles ; se basant sur leurs observations, MM. Achard et Raynaud pensent que le tremblement essentiel congénital et le tremblement sénile ne constituent qu’un seul et même état morbide. 4

Amore Bonelli (1897) résume, dans son article « Contribution à l’étude du tremblement essentiel héréditaire » ce qui a été dit sur ce sujet.

Adamkievicz (1897) reprend la question surtout au point de vue de ses rapports avec l’hérédité similaire et ‘a dégénérescence.

M. le docteur Labbé publie, en 1897, l’observation d’une temme présentant du tremblement héréditaire et des symptômes d’hystérie et probablement de lésion cérébrale.

Curcio, en 1898, apporte quelques cas inédits et les analysé.

Ughetti publie, en 1898, une OA du pes ment essentiel héréditaire.

M. le professeur Raymond, dans le « el de Médecine et de Chirurgie », revient sur le tremblement essenuel.

MM. Achard et Soupault, dans un travail paru en 1897, reprennent la question du tremblement sénile et du tremblement héréditaire ; ils estiment € qu'il y aurait tout

— 16 — | avantage à supprimer ces dénominations inexactes et à réunir ces deux observations en une seule sous le nom de tremblement essentiel où névrose trémulante ».

Le docteur Cestan (1899) relève un cas dans une fainille qui présentait et des trembleurs et des cérébraux.

MM. Antony et Rouvillon (1899) considèrent comme essentiel le tremblement d’un soldat hystérique et débile. Sa main seule tremble et cela depuis l’âge de sept ans.

Gampner (1899) publie quatre observations de tremblement essentiel ; il le considère comme très polymorphe et pouvant être généralisé ou localisé à certains muscles.

Lé docteur Cestan (1901) observe un enfant de trois ans ayant un tremblement de tête du type sénile ; on ne trouve pas chez lui d’hérédité similaire. Mes

Le docteur Bienvenu (Thèse de Paris, 1902) pense que ie tremblement essentiel congénital doit être eonsidéré comme un stigmate de dégénérescence et qu'il faut le distinguer du tremblement sénile, ce dernier coxstituant plu- {ôt une névrose. |

Le docteur Le Clere présente, en 1907, à l’Académie de médecine, un Mémoire basé sur trois observations personnelles de tremblement essentiel héréditaire.

M. le professeur Raymond analyse ce travail dans son rapport à l’Académie de médecine du mois de janvier 1908,

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