X..., homme, 30 ans
11 mai 1893. Entre dans un état de sopor qui rend linterrogatoire impossible. Fièvre forte. Etat général très grave. Etal semi-comateux. Pouls rapide et dépressible. Respiration oppressée et très courte. Phénomènes de catarrhe nasal, oculaire et bronchique.
La respiration, très courte, rend très difficile l’auscultation.On perçoit seulement des râles sibilants dans toute la voitrine. Cependant nous estimons qu'il y à un foyer pneumonique, eu égard à la gravité des phénomènes généraux, et nous la localisons à droite, en raison du tympanisme sus-hépatique que nous corslatons. Cette sonorité exagérée est perçue dans les troisième et quatrième espaces intercostaux. La respiration est obscure en ce point, comme dans le reste du poumon.
13. Persistance des phénomènes généraux graves. Persistance et exagération du tympanisme. Vers la base droite on peut percevoir quelques râles fins.
14. Chute brusque de la température. La sonorité est très diminuée. Nous trouvons, dans la partie inférieure du poumon droit, un grand foyer remontant jusqu’à la partie moyenne de l'organe et dans lequel nous percevons des sous crépitants et des crépitants de retour en grand nombre.
Cependant, malgré la chute de la température, l'état de sopor persiste, Pouls rapide et petit.
18. L'état général s’est amélioré de jour en jour. Plus de signes locaux. Guérison.
JE
Observation XII.