‹ Contribution à l'Étude du Vertige Et en particulier du Vertige ÉpileptiqueChapitre 18 sur 20 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

Pitres (De quelques équivalents cliniques de l’épilepsie partielle. Rev. de méd., 88).

M. T..., professeur de musique, 36 ans. Syphilis ancienne, mal soignée ; pas d'accidents extérieurs. Marié, père de quatre enfants, dont trois vivants.

Jusqu'en 1880, santé bonne; en 1882, douleurs rhumatismales ; en 1884, il est sujet à des céphalées s’exaspérant le soir, mais persistant toute la Journée.

En janvier 1885. il veut se lever quand, tout à coup, ïl s'aperçoit qu'il ne peut quitter son fauteuil; il chancelle sur ses jambes et s’accoude au fauteuil pour ne pas tomber. Sans douleurs préalables, sans convulsions, sans étourdissements,

ses membres inférieurs sort devenus inertes. Les membres

DE

supérieurs avaient conservé toute leur force; il n’y avait ni déviation de la face, ni troubles de la parole. L'intelligence était intacte.

La paralysie, dans dix minutes, s’atténue peu à peu et les forces reviennent, Après son dîner le malade fait une promenade comme si rien ne s'était passé.

Le 3 février survient une nouvelle attaque de paralysie transitoire qui a la même durée que la première. Mèmes symptômes, auxquels vient se joindre le vertige sans perte de connaissance. :

Le 25 février, vers 10 heures du matin, il a une nouvelle attaque de paralysie, mais cette fois avec vertiges, perte de connais ance et convulsions. Le lendemain, les membres ont repris leur agilité; une céphalée intense persiste. Pourtant, pas de tuméfaction du périoste péricranien, pas de gommes.

Page 1