‹ Contribution à l'Étude Étiologique du Rhumatisme Chronique Déformant (à forme polyarthiculaire)Chapitre 49 sur 81 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Polyarthrite déformante. — Emphysème.

Le nommé G... Jean, âgé de cinquante-huit ans, garçon de magasin, est entré le décembre 1898,à l’hospice de Brevannes, pavillon Vulpian, lit n°97.

Ant. hér. — Sa mère a soixante-quatorze ans et est vivante et bien portante. Son père est mort hémiplégique. Sa femme est morte de la poitrine, sans enfants.

Ant. pers. — À vingt ans, pneumonie. À eu deux blennorragies légères et sans complications, malgré l’absence de traitement, À couché pendant deux ans dans une chambre très humide. Avait souvent, avant le début de l'affection actuelle, des crises de dyspnée dont quelquesunes très violentes.

Histoire de la maladie. — Début à quarante-neuf ans, par

les chevilles et les doigts de pied qui sont le siège de

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douleurs. Ces douleurs gagnent les mains et les épaules. Ce sont des douleurs sourdes, presque continues, avec paroxysmes. Craquements dans les grosses articulations. Les déformations commencent deux ans après,à cinquante etun ans, par les doigts des mains puis ceux des pieds. Dans les années qui suivent, prise successive des genoux, des coudes, des épaules et des hanches. À cinquantecinq ans, pendant un séjour du malade à la Charité, ponction du genou gauche qui avait beaucoup augmenté de volume. Un demi-verre deliquide citrinest retiré ; il se reproduit en douze heures environ,puis disparaît peu à peu.

Examen. — Mains: doigts fléchis avec flexion très accentuée des divers segments, surtout au petit doigt. Au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes, épaississements formant saillie au-dessus des articulations et . ayant une consistance élastique. À leur surface la peau est rouge et desquame, mais n’y adhère pas, L'avant-bras est fléchi à angle droit sur le bras. Les mouvements de l’épaule sont très limités,surtout ceux d’élévation et d’abduction. L'’atrophie musculaire, généralisée à tous les muscles, est assez marquée, surtout à l’avant-bras. Aux pieds, les doigts sont fléchis et rejetés vers le bord externe. Les jambes sont fléchies fortementsur les cuisses et immobilisées dans cette position; les cuisses sont fléchies légèrement sur le bassin et les mouvements des h anches presque impossibles.

La colonne vertébrale est atteinte par l’ankylose,surtout dans la région cervicale et dorsale supérieure. Depuis deux ans,les mouvements de la mâchoire sont limités et

le malade ne peut ouvrir la bouèhe aussi aisément qu'au

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trefois. L’impotence est absolue, le malade est confiné au lit, ne pouvantse servir ni de ses bras ni de ses jambes. L'état général, malgré cela, est assez bon et les fonctions digestives à peu près normales. |

À l’auscultation des poumons, inspiration humée, expiration prolongée; quelques sibilances. Les crises de dyspnée sont moins violentes et moins fréquentes qu’autrefois.

A l’auscultation du cœur, on trouve des bruits un peu assourdis. Température moyenne : 36°9. Tension artérielle 12.

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