‹ Contribution à l'étude expérimentale de la mort par submersionChapitre 4 sur 19 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

es LS Nous n'avons pas l'intention de faire ou plutôt de refaire . l'historique de la Submersion ; cette question a tant de fois été traitée qu'il nous semble inutile d'aborder de nouveau un sujet à coup sûr très intéressant mais qui tient plus de l'histoire que de la médecine. Nous voudrions seulement, avant d'exposer le but que nous nous sommes proposé d’atteindre et le plan que nous nous sommes tracé, faire ressortir toute l'importance de l'étude de là submersion au FORT de vue de la médecine légale.

Brouardel nous apprend que : « sur la totalité des morts accidentelles; la statistique du Ministère de la Justice assigne une proportion de 32 pour 100, c'est-à-dire du tiers, à la submersion ; sur la totalité des morts volontaires, la statistique donne 29 pour 100, c'est-à-dire à peu près la même proportion ‘ |

1 Brouardel : La pendaison, la strangulation, la suffocation, la submersion.

D'après ces chiffres officiels, il est facile de voir que, dans

la pratique, le médecin est souvent exposé à se trouver en présence d’un cadavre qui vient d’ètre retiré de Peau ; et comme en pareil cas il y à toujours une enquête, il peut lui être posé une foule de questions souvent fort embarrassantes :

— Y a-t-il eu suicide ou assassinat.

— Le sujet était-il mort avant d’être précipité dans l'eau ou est-il mort du fait de la submersion.

— À combien de temps remonte la mort.

Il lui sera difficile de répondre si, ce qui est le cas le plus

fréquent. il n’a qu’une idée vague des particularités qui se q )

présentent à l'autopsie d’un noyé.

Les auteurs classiques ne sont pas d'accord sur beaucoup de points, et c’est ce qui nous à engagé, sur les conseils de notre Maître, Monsieur le-professeur Sarda, à essayer de reprendre cette question. :

Nous ne prétendons pas traiter la submersion en géné-

ral ; le sujet est trop vaste pour tenir dans un cadre aussi

restreint que celui que nous nous sommes imposé ; nous voudrions seulement attirer l'attention sur certains points qui nous ont paru capitaux.

Nous diviserons notre travail en quatre chapitres. Dans

chacun, après avoir résumé brièvement ce que les auteurs classiques ont écrit, nous exposerons ce que nous croyons avoir retiré de nos expériences personnelles. Enfin nous

essayerons de faire ressortir les renseignements que l’on

peut tirer du signe que nous aurons étudié et les conclusions qu'on peut poser lorsqu'on à un rapport médico-légal à rédiger.

: Nous éludierons, dans le premier chapitre, l'état du sang el particulièrement l'état du sang dans le cœur :

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