‹ Contribution à l'étude expérimentale de la structure cristalline des dépôts électrolytiquesChapitre 32 sur 32 · SAT EE · texte numérisé non relu

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cuivre (en bain de sulfate acidifié) sur une cathode du même métal ayant subi le polissage électrolytique, permet de montrer l'existence sur cette cathode de deux espèces de centres actifs qui peuvent être rattachés à sa structure cristalline propre. Ces centres actifs peuvent être inhibés en réalisant sur la surface une couche d’adsorption de protéines; le dépôt de cuivre mince prend alors la structure microcristalline qu'il possède toujours lorsqu'on le forme sur une surface polie mécaniquement.

4° Les dépôts minces de cuivre, argent, cadmium, à partir des solutions de leurs sels complexes, se forment sur les centres actifs d’une cathode polie électrolytiquement, lorsque la densité de courant est inférieure à la valeur correspondant à l'apparition de la décharge des ions hydrogène. Ils possèdent par conséquent une structure cristalline identique à celle de la cathode. À densité de courant plus élevée, les centres actifs sont inhibés par l'hydrogène, et les dépôts prennent alors la structure microcristalline qu'on leur a toujours attribuée.

5° Les dépôts de nickel, en solution de sels simples, se forment sur une partie seulement des cen-

tres actifs de certains cristaux de la cathode lorsque la décharge des ions hydrogène est faible (densités de courant relativement élevées). Dans le cas contraire (faibles densités de courant, addition d’eau oxygénée) la structure de la cathode n'intervient plus, et les dépôts sont microcristallins.

6° Le phénomène d'inhibition des centres actifs par les molécules de protéines ou par les ions hydrogène déchargés, permet d'expliquer les deux types de structure de tous les dépôts électrolytiques.

7° Contrairement aux idées classiques, la reproduction et le prolongement de la structure cristalline de la cathode dans le dépôt (« Continuité éristalline ») est un phénomène général. Son absence indique que les centres actifs de la cathode ont été inhibés suivant un des processus indiqués plus haut.

Ces résultats montrent l'intérêt de la nouvelle méthode d'étude proposée, qui consiste à examiner au microscope la distribution des dépôts électrolytiques sur des cathodes dont la nature physique est bien définie. Elle s'applique aux dépôts très minces qui, jusqu à présent, ne pouvaient être étudiés que par la diffraction des électrons.

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