‹ Contribution à l'étude expérimentale de la structure cristalline des dépôts électrolytiquesChapitre 7 sur 32 · PROPRIÉTÉS DES SURFACES POLIES · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS DES SURFACES POLIES

a) Propriétés optiques. — Le pouvoir réflecteur élevé, pour la lumière visible, des surfaces métalliques polies est le caractère extérieur le plus net de ces surfaces, d’où leurs applications optiques. Lorsqu'on examine la littérature on est frappé des écarts souvent considérables que présentent les valeurs des constantes optiques (pouvoir réflecteur par exemple) d’un même métal. Ces divergences ne peuvent provenir des méthodes expérimentales utilisées, elles sont dues seulement à la préparation des surfaces. On a reconnu en effet qu'il est impossible de reproduire, à partir d'un même fragment de métal, une surface polie présentant les mêmes caractéristiques optiques, les conditions du polissage étant reproduites le mieux possible. Ce résultat n'est pas surprenant étant donné ce que nous savons des transformations subies par le métal au cours du traitement mécanique qui constitue le polissage. (Comme Je montrent Lowery et Moore (11), l'impossibilité de reproduire exactement toutes les conditions du polissage rend illusoire l'obtention des véritables constantes optiques. Les résultats publiés par ces auteurs prouvent que

le pouvoir réflecteur le plus élevé est obtenu lorsque l’action mécanique a été peu intense. La variation des constantes optiques pour un polissage doux et un polissage vigoureux est loin d'être négligeable: par exemple, le pouvoir réflecteur du cuivre

passe de 79,8 p. 100 dans le premier cas à 63,7 p. 100 dans le deuxième.

b) Diffusion dans les métaux polis. — J'ai signalé plus haut les travaux de Finch et ses collaborateurs (7) montrant qu’un métal (zinc, par exemple) se dissout dans la couche superficielle d’un autre métal poli (cuivre, par exemple). Ce phénomène n'apparaît pas si la couche superficielle a été enlevée par décapage, il est donc spécifique des surfaces polies.

BIBLIOGRAPHIE

(1) Sir George BENBY, Aggregation and Flow of Solids, Mac-Millan, éd., Londres, 1921.

(2) G. P. THOMSON, Proc. Roy. Soc., A. CXXVIIT, p. 649

GR C'UERENCH, : Proc Roy: Soc MAR ENXE Mb n657 (1935).

J. A. DARBYSHIRE et K. R. DIXIT, Phil. Mag., XVI, p. 961 (1033). € H. G. HOPKINS, Trans. Faraday Soc., XXXI, p. 1095 (1935).

(4) RAËTHER, Z. Physik, LXXXVI, p. 82 (1033). (5) FE. KIRCHNER, Nature, CXXIX, p. 545 (1932). L. H. GERMER, Phys. Rev, XLIII, p. 724 (r033). (6) G. DoBinski, Nature, CXXXVIII, p. 31 (1036). L. H. CAILENDAR, Nature, CXXXVIII, p. 201 (1036). (7) G. I. FINCH, A. G. QUARREL et J. S. ROFBUCK, Proc. Roy. 0So0c.; À CXLV,; p:: 676 (ro34):

(8) W. Boas et E. SCHMID, Naturwiss., XX, p. 416 (1032). (9} C:"S: LEES, Trans. Faraday Soc. XX XT,=p. 1102 (1935).

(10) P. JACQUET, J. Chim. Phys., XXXIII, p. 226 (r936). (11) FH, LOWERY et KR. L.:MoOORE, Phil Mag XIII. p. 938 (1932).

Page 1