‹ Contribution à l'Étude expérimentale de la Vaccination Antirabique: Essai d'ImmunisationChapitre 22 sur 47 · EXPÉRIENCE XXIV · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE XXIV

Un cerveau (11 novembre 1897) après trente-un mois de séjour en glycérine est éprouvé par trépanation le 6 juin 1900.

Le lapin d'épreuve régulièrement suivi n’a rien présenté d'anormal pendant les quelques jours qui ont suivi la trépanation. Puis le Æjuillet c'est à dire vingt-huit jours après, les phénomènes paralytiques ont apparu et le lapin est mort en deux Jours.

La virulence de ce cerveau avait donc subi un affaiblissement très accentué, puisqu'il a donné, une période d’incubation supérieure à celle de la rage des rues.

Frappé de l’action atténuante à longue portée qu’'exerce la glycérine sur la matièrenerveuse rabique, et de l’inconvénient que*présente la conservation d’une grande quantité de ces éléments, pendant des mois et des années, nous nous sommes demandé s'il ne serait pas possible d'arriver au même résultat d'une façon plus rapide. Pour cela nous avons utilisé l'effet d’une haute température.

Nous avons vu dans le chapître précèdent que bon nombre d'auteurs avaient pu obtenir rapidement par divers procédés sous l’action de la chaleur, des substances entièrement dépourvues de virulence vis à vis du lapin. Nous avons pensé queunies à l’action de la glycérine, destempératures relativement peu intenses et très faciles à réaliser dans un laboratoire, nous permettraient d'obtenir en quelques heures des substances non virulentes.

Nos divers essais ont été faits à la température de 37° et de 42%. Pour cela nous nous contentions de mettre le flacon de glycérine contenant le cerveau de virus fixe frais, dans une étuve réglée à la température voulue. Après un nombre d'heures déterminé nous enlevions le flacon pour procéder à la trépanation du lapin d’épreuve.

Essais faits à la température de 37° :

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