‹ Contribution à l'Étude expérimentale de la Vaccination Antirabique: Essai d'ImmunisationChapitre 3 sur 47 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Plusieurs savants parmi lesquels Pasteur, Babès, Hægvyès, ont essayé de trouver des movens d'atténuation du virus rabique qui puissent remplacer avantageusementia dessiccation des moelles.

Le procédé de vaccination antirabique par des séries de moelles à divers degrés de dessiceation, a donné des résultats efficaces et réguliers tant entre les mains de Pasteur, que dans les divers instituts antirabiques. Cependant Pasteur lui-même, à fait de multiples expériences pour arriver à vacciner avec une substance entièrement dépourvue de virulence.

« L'intérêt qu'offrirait la vaccination par des moelles non virulentes, dit-il dans sa lettre à Duclaux, n'a pas besoin d'être signalé. Ge serait à la fois un fait scientifique de premier ordre, et un progrès inappréciable de la méthode de prophylaxie de la rage. »

On sait, en effet, que dans le traitement actuel de la rage par la méthode Pastorienne, on donne au malade une certaine quantité de moelles de (rois, quatre, cinq el six Jours de dessiccation, qui ont encore généralement une grande virulence puisque, inoculées at lapin par trépanation, elles déterminent lPapparition de la rage après un (emps qui varie de sept à dix Jours.

Dans cette même lettre à Duclaux, Pasteur engage encore les directeurs des divers instituts à entreprendre chacun de leur côté des expériences dans ce sens.

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Plein d’admiration pour la parole du Maitre, nous avons voulu joindre nos modestes efforts à ceux des nombreux savants qui l'ont suivi dans cette voie. À cet effet, nous avons entrepris une série d'expériences d'atténuation des cerveaux rabiques et de vaccination, d’après une méthode récemment publiée par MM. Rodetet Galavielle, dans une communication à la société de Biologie.

Quelques expériences faites à linsütut antirabique de Montpellier avaient montré à ces auteurs que des'cerveaux de virus fixe plongés en glycérine sans avoir préalablement subi l’action de Pair sec, offraient dans la conservation de leur virulence, des variations individuelles très étendues. Tandis que les uns inoculés par (répanation à des lapins après de longs mois de séjour en glycérine donnaient encore la rage, les autres après quelques mois seulementne manifestaient déjà plus aucune action virulente. Bien mieux ces cerveaux inoculés aux lapins par diverses voies, leur conféraient un certain degré d’immunisation vis-à-vis de l'infection rabique.

Ce sont ‘ces faits que nous nous proposons d'étudier en exposant dans ce travail les résultats de nos trois années d'expérience. Mais avant d'aborder ce qui constitue le fonds de notre sujet, il nous à paru utile de donner un rapide aperçu des diverses tentatives d'atténuation de la substance nerveuse rabique, et d’immunisation avec ces substances, qui ont été entreprises depuis Pasteur.

Voici done comment nous avons ordonné notre ouvrage :

I. Exposé des divers essais latténuation etd’immunisation entrepris depuis Pasteur, par des procédés différant de sa méthode. à

I. Etude de Faffaiblissement de la virulence de la matière nerveuse rabique, par un séjour prolongé en glycérine.

LS Er as

IT, Essais d’imimunisation contre le virus fixe, avec la substance ainsi conservée,

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