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vingt jours pour le cinquième lapin, une prolongation, d’un seul jour pour le sixième lapin.
EXPÉRIENCE LX (2 février 1091)
Quatre lapins reçoivent du 2 au 16 février, onze inoculations sous-cutanées de 3 cc. d’'émulsion d’un cerveau du 7 janvier 1900, le 20 février ils recoivent après trépanation 1/2 ec. d’émulsion d’un cerveau dechien des rues du 20 janvier 1901.
Premier lapin meurt avant la UW'épanation;
Deuxième lapin meurt le 4er avril;
Troisième läpin meurt le 2 avril;
Quatrième lapin meurt le 2 avril; ces trois derniers sans paralysie, d'accidents intestinaux dyssentériformes qui sévissent à Ce moment, sous forme épidémique. |
Un lapin témoin est adjoint à cette expérience pour déteriminer le degré de virulence du cerveau des rues employé.
Le 31 janvier on inocule à ce lapin dans.les centres nerveux e1/20'e d'émulsiont du, cerveau des” Tües” du 20 janvier.
Paralysie le 15 février.
meurt de rage le 17 —
Par conséquent le degré de la virulence de ce cerveau mesuré par sa période d’incubation est de quinze jours.
De ce fait nous avons obtenu dans l'expérience précédente sur trois lapins trépanés, une prolongation d’incubation d'au moins vingl-six jours pour le deuxième, une prolongation d'incubation d'au moins vingt-sept jours pous les troisième et quatrième. à
Remarquons que Ces animaux un mois el deini après la trépanation ne sont pas morts de rage, 6 nous aurons Île droit de nous deinander si, Ce que nous venons d'appeler
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prolongation d’incubation, ne mériterait pas en réalité de figurer comme survie.
Voyons maintenant si le nombre d’inoculations parait avoir quelque influence sur le développement de cette immunité partielle.
EXPÉRIENCE LXI (13 août 1901) )
Quatre lapins sont traités à partir du 12 août par des inoculations sous-cutanées de 3 c.c.d’émulsion d’un cerveau du #4‘juin 1900.
Ils reçoivent du 12 au 18 août six inoculations.
Deux d’entre eux reçoivent en plus trois moculations le 28, 29 et 30 août. Ils reçoivent le 30 août par trépanation 4/2 &.c. d'émulsion de cerveau de rage des rues provenant du chien de l’expérience ci-après qui est mort de rage le 44 août. Nous n’avons pas pris de témoin pour vérifier le degré de virulence de ce cerveau vis-à-vis du lapin. Mais en admettant que nos inoculations immunisantes n'ont eu aucun effet sur le troisième lapin qui à été le premier paralysé, nous voyons que certainement cette virulence était au moins égale, sinon inférieure à vingt-cinq Jours. Il est mêime probable que nous sommes retombés d'emblée sur une virulence de quinze à vingt Jours.
SIX INOCGULATIONS (Incubation vingt-huit jours.) Premier lapin paralysé le 27 septembre 1901, mort de rage le 30 septembre 1901. ù Deuxième lapin encore vivant le ter janvier 1902;
NEUF INOGULATIONS (Incubation vingt-six jours.) Troisième lapin paralysé le 25 septembre 1901, mort de rage le 27 septembre 1902; Quatrième lapin encore vivant le fe’ janvier 1902.
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En comptant-pour ce cerveau des rues une virulence de vingt jours nous voyons que la période d’incubation finissait pour les quatre lapins le 19 septembre. Nous avons par conséquent obtenu pour le premier une prolongation de huit Jours, pour le deuxième une survie, pour le troisième une prolongatian de six, jours et pour le quatrième une survie. |
Ces résultats à peu près semblables ne nous permettent pas de conclure que deux ou trois inoculations deplus, puissent avoir une influence notoire sur le développement de Pimmunité vis-à-vis de la rage des rues. |
SI nous Comparons maintenant les trois dernièrés expé- HenCess
6 inmoculations. (Expérience 13 août 1901).
& inoculations. (Expérience & avril 1900).
9 inoculations. (Expérlence 13 août 1901).
Il inoculations. (Expérience 2 février 1901).
Nous voyons que six inoculations d’après notre méthode peuvent suffire à produire l'effet desiré, et que un nombre presque double (onze) ne donne pas un surcroit de succès, en rapport avec l'augmentation du nombre des moculations. Dans le cours de nos expériences nous avons constamment opéré avec un nombre d'inoculations variant de neuf à onze, el nous n'avons Jamais remarqué dans nos résullats des variations pouvants’expliquer par le nombre plus ou moins élevé d’inoculations.
Ces succès partiels constants chez le lapin, qui est très
difficilement rendu réfractaire à la rage, probablement
à cause de sa très grande réceptivité pour ce virus connue depuis Galtier et exploitée par Pasteur, et peut-être aussi la perspective de l’application possible à l’homme: de notre méthode, nous ont poussé à répéter ces expériences chez
lechien dont la réceptivité est d’après Pasteur moindre que celle du lapin, et se rapproche beaucoup de celle de l’homme.
EXPÉRIENCE LXII (2 mars 1901)
Un chien reçoit du 21 mars au 3 avril, onze InoCculations Sous-Cutanées de 3 6.c. démulsion d'un cerveau du 14 mai
Il reçoit en outre le 3 avril1/2 c.c. d’émulsion d'un cerveau frais de rage des rues dans la chambre antérieure de l'œil gauche, selon la pratique des laboratoires.
Un lapin témoin devant servir à vérifier le degré de virulence du cerveau des rues employé, est trépané le 1T avril, paralvsé le 30 et meurt le 31. ‘
Par conséquent le cerveau des rues avait une virulence de dix-neuf jours pour le lapin.
Le chien inoculé le 3 avril s'il n'avait pas été traité aurait dû succomber à la rage dans les derniers jours du même mois. Il à été très régulièrement suivi pendant trois mois et demi, et n’a jamais présenté de symptômes rabiques.
Nous en avons conclu que nos inoculations antérieures lui avait conféré une immunité solide, et nous nous sommes demandé quelle pourrait être la durée de cet état. L'animal ainsi vacciné serait-il désormais réfractaire à la rage, ou bien cette immunité irait-elle progressivement en diminuant Jusqu'à disparition complète ?
Pour résoudre ces questions, nous avons fait une nouvelle inoculalion de rage des rues dans Pœil le 49 juillet 1901.
Le lipin ayant fourni le cerveau, des ruës emplové avait été trépané le 10 juin, les paralvsies s'étaient déclarées le 16 juillet, -et la mort était survenue le 19 juillet. Par conséquent ce Cerveau avait une virulence de vingt jours.
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Néanmoins le chien en expérience n’a subi aucun dommage de cette nouvelle inoculation, et six mois aprèsil n’aencore Jamais manifesté de symptômes rabiques. |
Par conséquent il n’est pas douteux que l’état réfractaire acquis par l'animal du fait des inoculations préventives, ne se fut maintenu entier jusqu'au mois d’'août(fin de la période d’incubation de la deuxième inoculationfvirulente), c'est-àdire quatre mois après la fin des inoculations.
Ce chien actuellement conservé au laboratoire recevra à des intervalles de temps variables, de nouvellés inoculations de rage des rues, ‘qui permettront de résoudre ultérieurement, la question de la conservation indéfinie de l’état d’immunité, ou de sa disparition.
EXPÉRIENCE LXIII (34 mai 1901!
Deux chiens reçoivent du 31 mai au 7 juin six inoculations sous cutanées de 3 cc. d’émulsion d'un cerveau du 22 novembre 1899. AR
Le premier chien reçoit encore des inoculations jusqu’au 15 juin ce-qui fait en tout onze inoculations.
Le second chien atteint de gale est délaissé dès le 7 juin.
Le 24 juin inoculation dansla chambre antérieure de Pœil gauche de virus des rues. au premier chien seulement.
Ce chien a des allures inquiétantes dès le 8 août ; la rage devient manifeste le 10, et il meurt le 14 de rage furieuse. Incubation cinquante jours.
Le lapin qui avait fourni le cerveau des rues employé avait été trépané le 29 mai, paralysé le 19 juin il est mort le 21, après une incubation de vingt-un jours.
Par conséquent nous n'avons eu dans ce Cas qu'un retard dans l'apparition des phénomènes rabiques, c’est-à-dire un léger degré d’immunisation.
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Le 19 juillet les lésions cutanées, semblant s’atténuer nous faisons au deuxième chien une inoculation de rage des rues dans la chambre antérieure de lœæil gauche.
Le cerveau des rues employé avait manifesté une incubade vingt jours pour le lapin.
Mais les lésions de la galle progressent, et le chien en expériences meurt cachectique, et couvert d’ulcérations le 14 août sans jamais avoir présenté de symptômes rabiques.
Il est mort par conséquent vingt-cinq jours après l'inoculation, c'est-à-dire dans un laps de temps suffisant pour que nous puissions conclure que la rage avait été au moins retardée.
Par conséquent nous pouvons admettre chez ce chien au moins un certain degré d'état réfractaire à la rage, dû à un très petit nombre (6 d’inoculations, dont ladernière remonte à quarante-deux Jours. À
EXPÉRIENCE LXIV (26 novembre 1900)
Dans cette expérience nous avons voulu nous rendre compte si plusieurs séries d'inoculations faites à quelque intervalle lune de lautre, en donnant le temps à la matière rabique vaccinante de produire son effet c’est-à-dire de se localiser dans le système nerveux et les centres, ne nous donneraient pas de meilleurs résultats.
À cet effet cinq lapins recoivent du 26 novembre au 8 décembre une première serie de dix inoculations sous-cutanées de 3 cc. d'émulsion d'un cerveau du 7 janvier 1900.
Nous les laissons reposer du 8 décembre au 17 décembre c'est-à-dire neuf jours et nous leur faisons subir une date vièmn série de cinq inoculations du 17 au 21 décembre avec 3 cc. d'émulsion du même cerveau.
Is reçoivent le 22 décembre 1900 après trépanation, 1/2
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cc. d’émulsion d’un cerveau de chien des rues de Béziers, dans la dure mère.
Premier lapin cesse de manger dès le 3 décembre il maigrit rapidement, et meurt sans symptômes rabiques le 8 décembre.
Deuxième lapin est trouvé mort le30 décembre il portait des traces de morsures profondes. Il avait été tué par ses congénéres.
Troisième lapin paralysé le 27 janvier 1901, meurt de rage le 29 janvier 1901. (ncubation trent-six jours).
Quatrième lapin paralysé le 10 février 1901 meurt de rage le 12 février 1901. (Incubation quarante neuf jours).
Cinquième lapin meurt de ‘dyssenterie le 2 avril sans Jamais avoir présenté de symptômes rabiques.
Le lapin témoin devant servir à déterminer le degré de virulence du cerveau des rues du chien de Béziers employé, est trépané et inoculé le 19 décembre 1900, paralysé le 6. janvier 1901, et meurt de rage le 8 janvier 190. La période d’incubation a donc été de dix-sept jours. «
Par conséquent dans lPexpérience précédente sur trois lapins ayant atteint la fin de période d’incubation C’est-àdire le 9 janvier, nous avons à noter une prolongation d’incubation de dix-huit jours pour le troisième lapin, une pro.
longation d'incubation de trente un jours pour le quatrième
lapin ; une survie pour le cinquième lapin.
Ces résultats n'étant pas supérieurs à ceux des expériences précédentes .nous'ne nous croyons pas autorisés à conclure que deux séries d’inoculations de virus vieux faites avec le même cerveau, et séparées par un léger intervalle de repos, agissent d’une façon plus efficace au point de vue vaccinal qu'uneseule série d’inoculations, toutes les autres conditions expérimentales étant les mêmes.
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