POS
puis dans le corps thyroïde, la rate, les reins et les os ; ils n’en décèlent pas dans le cerveau ni dans les muscles.
Les moutons qui ont bu l'eau de Choussy-Perrière ont plus d’arsenic dans le rein et le foie que ceux qui ont absorbé l'eau de la source Croizat.
MM. VeyrièrEe el FRENKEL font remarquer que cette expérience est incomplète, car ils n'ont noté ni le poids des animaux, ni la quantité d’eau absorbée. Le mouton boit généralement peu.
D'autre part, il aurait peut-être mieux valu cesser l'eau de La Bourboule quelques jours avant de sacrifier les animaux ; la quantité d’arsenic trouvée dans le rein était peut-être en voie d'élimination. Ces mêmes auteurs citent en effet le cas d’un homme buvant quotidiennement 500 gr. d’eau de La Bourboule. On retrouvait dans les 1700 cc. d'urine qu’éliminait en 24 heures ce sujet, 0 mgr. 585 d’arsenic.
Nous n'avons pas trouvé d’autres recherches sur l’organotropie de l’arsenie hydrominéral. Dans la très intéressante expérience de MM. VEYRIÈRE et FRENKEL, il n’est pas question du dosage d’arsenic dans chaque organe. Nous avons voulu nous rendre compte si l’arsenic contenu dans l’eau de La Bourboule avait une localisation différente de celle des composés arsenicaux métalloïdiques ou organiques, pensant ainsi pouvoir expliquer dans une certaine mesure ce que les médecins de la station thermale ont constaté depuis fort longtemps : la faible toxicité de l’eau arsenicale de La Bourboule.