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RÉACTIONS HUMORALES APRÈS INJECTION D'EAU DE LA BOURBOULE

A. — Etude de la glycémie.

Nous avons pensé qu'il serait intéressant d'étudier les modifications de la glycémie chez des animaux soumis à des injections d’une eau minérale arsenicale.

De nombreux auteurs ont en effet signalé les modifications apportées à la fonction glycogénique du foie sous l'influence d'un traitement ou d'un empoisonnement arsenical.

En 1865, Saïkowsxy confirmait le fait déjà vu par FRERICHS, à savoir la diminution considérable et même la disparition complète du glycogène dans le foie par l'empoisonnement arsenical.

Rosengaum, en 1878, constatait dans ce même mode d'empoisonnement l'absence de glycogène dans le foie. CurrrENDEN et BLAKEr, en 1890, n'obtenaient pas dans des expériences analogues de résultats concordants. CusaNy, en 1924, et Paper, en 1926, admettaient à la suite d’expériences d'intoxication par l’arsenic la disparition complète du glycogène. D'autre part, le foie, dans ce même

empoisonnement, ne peut plus fixer sous forme de glycogène le sucre injecté dans le sang, n1 le sucre provenant de l'alimentation.

On ne trouve guère dans la littérature médicale de recherches du taux de la glycémie à jeun, car on voit rarement, en clinique, une action suffisante de l’arsenic sur le parenchyme hépatique pour provoquer une modification permanente du taux de la glycémie ; quelques auteurs (BaiLEy et Mac Kay, en 1920; Masson, en 1925), admettaient une glycémie normale à jeun au cours des accidents hépatiques arsenicaux et des ictères arsenobenzoliques.

Au point de vue expérimental, RosEeNBAuUM, en 1878, ne voyait aucune modification dans le taux du sucre contenu dans le sang au cours des empoisonnements par l’arsenic. Paperr, en 1926, constatait une hyperglycémie nette chez trois lapins soumis à un régime normal de choux et de son, après ingestion de 15 cc. de liqueur de Fowler.

VAUTHEY, dans sa thèse, en 1927, constatait, après injection d’arsenic à dose toxique, « une chute marquée du taux de la glycémie à Jeun, diminution moyenne de 50 % avec le cacodylate de soude, de 40 % avec le novarsénobenzol et l'acide arsénieux. Ces variations, disait-il, sont constantes, de même sens et d'intensité à peu près égale ».

Ce même expérimentateur écrivait, qu'après injections d’arsenic à doses thérapeutiques et répétées, il voyait «que les variations de la glycémie se sont produites dans des sens différents et avec une intensité variable suivant les diverses formes chimiques utilisées ». Avec le cocadylate, il constatait une augmentation nette:

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avec le novarsénobenzol une augmentation beaucoup moins marquée et une diminution légère avec l'acide arsénieux. Ces résultats concordent avec ceux de PADERI, malgré des conditions expérimentales différentes. FLErG a établi que chez un chien dépancréatisé et présentant une forte glycosurie, les injections d’eau de La Bourboule amènent une diminution de la quantité de sucre éliminée.

VERDALLE a montré que la cure bourboulienne diminuait la glycosurie chez les diabétiques.

Dans nos expériences pour l'étude de la glycémie, après injection d'eau de La Bourboule, nous opérons sur des lapins. Les animaux nourris normalement avec des choux et du son, ne sont pas à jeun au moment de l’expérience. On prélève le sang par ponction de la veine marginale de l'oreille et on fait le dosage du glucose par la méthode de FonrTÈs et THIVOLLE.

Les injections d’eau minérale sont pratiquées par voie intra-parenchymateuse.

1° ETUDE DE LA GLYCÉMIE APRÈS INJECTION DE DOSES FAIBLES D'EAU DE CHOUSSY-PERRIÈRE.

Trois lapins sont mis en expérience : Le lapin n° 1 sert de témoin ; le lapin n° 2 reçoit tous les deux jours une injection de 8 cc. d’eau de Choussy-Perrière ; le lapin n° 3 en supporte aux mêmes dates une de 15 cc.

Quatre mois après le début de l'expérience, on décide de modifier cette dernière et d’inoculer un milligramme de culture sur pomme de terre de bacille de Koch à chacun des animaux.

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