DÉTERMINATION DU RÉSIDU
1° Résidu sec — matières minérales et organiques.
Evaporer au baïin-marie 1 litre d’eau dans une capsule de porcelaine, lavée à l’acide sulfurique et à l’eau distillée. On met au-dessus un entonnoir de diamètre plus large que la capsule (pour éviter que les poussières et l’eau de condensation tombent dans la capsule).
Achever l'opération dans une capsule de platine,
En
tarée, dessécher le résidu 4 heures à l’étuve à 110°, refroidir dans un dessicateur et peser.
On doit trouver < 500 milligr. par litre pour une eau potable de bonne qualité.
2° Résidu au rouge — matières minérales.
Porter le résidu, sortant de l’étuve, au rouge faible (destruction de la matière organique) jusqu’à ce que les cendres soient blanches. On chauffe doucement pour éviter la destruction des composés minéraux à acides volatils. On laisse refroidir et on pèse.
3° Matières organiques — approximativement la perte au rouge, c’est-à-dire la différence entre le résidu sec et le résidu au rouge. On admet que ce doit être :
< 15 milligr. pour une eau très pure,
< 40 milligr. pour une eau potable, au-dessus l’eau est déjà suspecte, à < 70 milligr., est réputée mauvaise au-dessus de 100 milligr.
Pour une analyse complète nous ferons en outre le dosage des éléments du résidu au rouge (silice, fer, alumine, chaux, magnésie, potasse et soude).
DosAGE DES MATIÈRES ORGANIQUES.
Il est convenu de compter comme matières organiques le poids d'oxygène du permanganate consommé par litre d’eau.
PRINCIPE. — Si, à une eau, on ajoute un excès connu de solution titrée de permanganate de potasse, les matières organiques absorberont une partie de l’oxygène du permanganate de potasse qui sera ainsi ramené à l’état de sel manganeux.
PO s
Pour connaître ainsi la quantité de MnO*K transformé, comme on ne peut pas doser directement cet excès de MnO“K, on ajoute un excès connu de solution de sulfate ferreux. On dose par MnO“K, la quantité en excès de corps réducteur (SO“FeAm‘“!) qui sera + selon la + richesse de l’eau en matières organiques.
On opérera en solution acide qui détruit les matières organiques végétales et en solution alcaline qui détruit les matières animales (urée, acide benzoïque, leucine, tyrosine, etc.).
Les matières végétales n’ont, en général, pas de microbes pathogènes. Lorsque le résultat trouvé en solution alcaline est plus grand que celui en solution acide, cette différence est ordinairement le caractère d’une eau souillée par infiltration d’origine animale ou excrémentielle.
Cette différenciation est discutable, il semble d’ailleurs qu’on y attache actuellement moins d’importance.
MODE OPÉRATOIRE. — Dans une burette, solution MnO“K à 0 gr. 395 pour 1000 dont 1 cc. — 0 mmgr. 1 d'O ou 0 mmgr. 738 d’acide oxalique (pratiquement 125 ce. de MnO“K N/10 + H20 q.s. pour 1000).
Il faut 4 ballons de 300 cc. allant au feu (2 pour chaque opération).
Une solution faite avec 10 gr. de sulfate double de fer et Am, 10 gr. SO‘“H? et eau q.s. p. 100 cc.
a) Milieu acide. — Dans ballon n° 1 :
200 cc. eau + 20 cc. SO“H? 1/4 + 10 cc. MnO“K à 0.395 p. 1000, ébullition 10 minutes, repos 30 minutes et 10 cc. solution SO‘FeAm,
Dans le ballon n° 2:
100 cc. eau + 10 cc. SO‘H? 1/4 + 10 cc. MnO“K à 0,395 p. 1000 ébullition 10 minutes, repos 30° et + 10 cc. solution SO‘FeAm°.
Les opérations doivent être menées simultanément dans les 2 ballons, l’addition de la solution de sulfate ferreux Am‘! doit décolorer le liquide des ballons.
Faire tomber £g. à g. le liquide de la burette jusqu’à avoir légère coloration rose dans chaque ballon. Ceci obtenu avec (lire sur la burette) N° pour le ballon 1 et n° pour le ballon n° 2.
b) Milieu alcalin, dans le ballon n° 3 :
200 cc. d’eau + 20 cc. COSNaH à 12 % + 10 cc. MnO'K à 0,395 p. 1000, ébullition 5 minutes, repos 30 minutes et 10 cc. SO#H? à 50 % + 10 cc. solution de SO‘FeAm:t,
Dans le ballon n° 4:
100 cc. eau + 10 cc. solution COSNaH à 12 % + 10 cc. MnO“K à 0.395 p. 1000, ébullition 10 minutes, repos 30 minutes + 20 cc. SO‘H? 1/2 et 10 cc. SOFeAm®!.
La lecture de la burette après opérations semblables à celles du paragraphe précédent donne :
N° et n° centimètres cubes.
N-n et N’-n'—oxygène consommé pour 100 cc.
d’eau et la différence N’-n’-(N-n) — matières organiques d’origine animale.
On exprime les résultats en milligr. par litre.
0 mmgr. 1 X (N-n) X 1.000
en multipliant par 10, une différence (N-n).
PAL (és DUTE 2 dot < 1 milligr.
Fat potable 2.0 een <2 — Eau suspecte. 27071 <4A — Eau MAUVAISC Creer >4 —