‹ Contribution à l'étude hydrologique de la vallée de l'AinChapitre 35 sur 60 · EUR · texte numérisé non relu

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sellement et le revêtement de boue glaciaire, généralement marneux, qui épure les eaux. Mais après les pluies prolongées les eaux se troublent à cause des particules argileuses et deviennent plus suspectes. I faudra s’abstenir de puiser l’eau de la grotte. »

L'analyse de 1925 est défavorable bactériologiquement (plus de 100 Colibacilles par litre). Le prélèvement est mauvais et de plus fait après de fortes pluies.

ANALYSE CHIMIQUE. — L’analyse chimique de 1925 montre que l’eau est potable, maïs dure (ce qui était à prévoir puisqu'elle circule à travers des roches calcaires).

L'analyse de 1928 montre que l’eau est bactériologiquement et chimiquement pure.

Voici les résultats d’une analyse faite par l’Institut Bactériologique de Lyon le 30 septembre 1928. Nous ne reproduirons pas tous les chiffres de l’analyse, signalons ceux qui sont anormaux, c’est-à-dire :

Degrévhydrotimétriquextotal: 7 1 00 30°5 Sulfates en:S0 Hesse ER 370 Conclusion. — Eau assez calcaire, cuisant mal les

légumes, mais potable.

398 germes par Cm.

Pas de Colibacille.

Conclusion. — Eau bien protégée bactériologiquement.

Considérations personnelles. — Les eaux de la

grotte de Corveissiat proviennent d’une résurgence.

Ces phénomènes de résurgences sont qualifiés également de karstiques parce qu’ils présentent un caractère tout à fait typhique, sur les plateaux du Karst illyrien. Ils se passent de la manière suivante : l’eau de pluie après avoir ruisselé sur le terrain s’infiltre dans le sol où elle se trouve en contact presque immédiat avec des roches calcaires fissurées par l’érosion. L’eau chemine ainsi à travers des interstices pouvant constituer des gouffres verticaux, des couloirs plus ou moins horizontaux pour former de vraies rivières. Celles-ci réapparaissent en résurgences très abondantes, encore appelées sources vauclusiennes, par analogie à la fontaine de Vaucluse. L’eau pendant ce trajet n’a rencontré aucun terrain sable, gravier susceptible de la filtrer. Dans ces conditions il est aisé de comprendre que cette eau en ruisselant sur le sol a pu couler sur des matières renfermant des souillures et en particulier des déjections humaines. Cette eau véhiculera ces microbes et ne rencontrant aucun filtre on trouvera ces mêmes microbes à la sortie de l’eau. Il suffit qu’un sujet typhique ou convalescent vienne à poser ces déjections sur le sol, en cet endroit, ces matières fécales sont riches en bacilles d’Eberth. L’eau de ruissellement va entraîner ces microbes qui vivent et prolifèrent dans l’eau. L’individu qui absorbera cette eau absorbera du même coup le bacille qui lui donnera la fièvre typhoïde.

Certes, la nature remédie un peu à la purification de ces eaux de résurgence par la nitrification qui empêche le développement des éléments micro-

biens, aussi, en colmatant parfois certaines fissures. Mais cette défense contre le microbe est bien faible et en période de pluies continues, de crues, elle devient nulie. Dès lors, c’est risquer de contaminer toute une population. Cette épée de Damoclès peut rester suspendue au-dessus des têtes pendant des dizaines d'années. Jusqu’au moment où un fléau analogue à celui de Lyon en 1928, en entraînant dans la tombe des centaines d’innocents, mettra en garde les pouvoirs publics contre une captation trop élémentaire de ces eaux. Doit-on, alors, rejetter cette eau de résurgence ? Non point, et fort heureusement la science vient une fois de plus au secours de l’homme. A côté du mal, existe le remède. Il conviendra de purifier cette eau souillée pour qu’elle soit apte à la consom'nation, c’est-à-dire potable. On pourra aussi diminuer les chances de contamination par l'établissement d’un périmètre de protection.

Les procécés de purification sont nombreux, le plus simple et le plus économique est celui à l’hypochlorite de chaux ou eau de Javel. Lorsque la technique est bien appliquée, l’eau n’a aucune saveur. Mais il convient que cette purification artificielle soit étroitement surveillée surtout en période de hautes eaux. C’est à cette condition seulement que les eaux de résurgence telle celle de la grotte de Corveissiat peuvent servir à l’alimentation des hommes et des animaux.

CCE EL CAE

Electrique Rhône Jura.

Société

Cliché communiqué gracieusement par la

Viaduc de Cize-Bolozon.

L’Ain aux eaux vertes, abondantes, turbulentes, roule

ses eaux dans la solitude.

BOLOZON (Viaduc de)

Après avoir passé sur la route qui est au-dessous du gigantesque viaduc à deux étages, nous arrivons près de la gare. Là nous avons la bonne fortune de rencontrer M. Joguet, facteur des postes, qui connaît très bien les lieux et dont les renseignements sont précieux. Il nous apprend que les eaux qui alimentent la région voisine de la gare, proviennent d’une source qui sort sous le tunnel du chemin de fer, qui perce le Mont de Racouze.

Cette eau canalisée, franchit la rivière d’Ain sur la partie supérieure du viaduc, près de la voie ferrée, à cinquante-cinq mètres de hauteur. L'hiver, le froid fait geler les tuyaux d’arrivée qu’on ne peut enfouir sous le sol. Aussi c’est sur une nouvelle canalisation de fortune que nous opérons notre prélèvement du jeudi 2 mars 1933. De plus, d’après les renseignements recueillis, il n’y a pas eu dans la commune de maladies d’origine hydrique et cela de mémoire d'homme.

L'analyse chimique que nous avons pratiquée le lendemain 3 mars et jours suivants nous a donné les

résultats suivants :

Température extérieure .................. 12°7 Témpérature del’eaumn. an sine. 8°4 Incolore, limpide, saveur agréable, odeur nulle. Degré hydrotimétrique total .............. 19° Degré hydrotimétrique permanent ......... 4° AMCALINIOMTOIA IE PR MT MENTON. RIN ee «ne 330

Alcalinité permanente .................... 95

Extraitisec a 1109 5, See 120 Pérte AU FOUBC Le 20 Chlorurés eh CNa 25 DULfateS en DOTE ER RL AR RE RE 100 HS St SULIUTES Re HE RE CARRE néant AZzOte VANINODIACAl ES RE ET ne 0,10 AZOLE AÏPUMINOIR Se ee Co 0,06 NAITHES Sr en eee ve D tue VERRE néant MITALS de ec et ec LAN EAN 10 Matières organiques en milieu acide ....... 1,6 Matières organiques en milieu alcalin ..... 1 LS PR ER PS TN nan néant Conclusion. — Eau potable.

Notre prélèvement dûment opéré nous suivons la route qui longe la rivière d’Aïn, pendant quinze kilomètres.

Le site est d’un pittoresque merveilleux. Nous jetons un coup d’œil sur le magnifique barrage de Bolozon et nous arrivons bientôt à Thoirette, à la limite avec le département du Jura.

VILLEREVERSURE

Commune de 924 habitants, située sur les deux rives du Suran, entre les monts du Montiou et de Granier à l’Ouest et le mont de Corent à l'Est. Elle est arrosée du Nord au Sud par le Suran.

Nous avons fait notre prélèvement le 2 mars 1933 à la borne fontaine se trouvant devant la gare du chemin de fer à la croisée des chemins. L’analyse

que nous avons faite nous a donné les résultats suivanis :

Température de l’atmosphère ............. 13°9 Fempéraluresdenleaut Li ten 8°7 Incolore, limpide, saveur agréable, odeur nulle. Degré hydrotimétrique total .............. 16,5 Degré hydrotimétrique permanent ........ 6,5 ATÉRIMEU EEMOLALORA RSR Re MA UL r. # 215 Alan ES DErTMANENTE me de de 65 RER ITALES EC AP LIU MEURT ne 170 ÉRIC LOU DOS PR eme ne 20 MG Dress eme IN AM es ir Et ee. 35,68 SAS PONS OT LT 8 re 50< x < 100 SR CLIS UIIUEES 0. amine iime mins néant AzolCHaMmmMonacal ere sion ane om 0,06 ROC AOTEANIMUETLE AT. iles Lien 0,06 INUORS ESA M E E Pne N LT Le de néant NRA SR RE EN Me Ts da duré ie 10,80 Matières organiques en milieu acide ...... 1,60 Matières organiques en milieu alcalin ..... 1,40 AENT ne LUE LE ON RO TR EP EE néant

Conclusion. — Eau potable.

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