‹ Contribution à l'étude hydrologique de la vallée de l'AinChapitre 40 sur 60 · PONCIN · texte numérisé non relu

PONCIN

Ville de 1250 habitants qui a tenu une place prépondérante dans le Bugey au Moyen Age. Poncin a

une origine très ancienne; il remonterait au commencement du VI: siècle. Il ne doit vraiment sa fondation qu’à Humbert IV, sire de Thoire et Villars, qui, en 1292, accorda des franchises à qui viendrait y habiter. Le village se peupla vite, si bien que les sires de Thoire transportèrent la châtellenie de Beauvoir à Poncin et y firent bâtir le beau château qu’on voit encore aujourd’hui sur une éminence au Nord- Est du bourg.

C’est à Poncin que les sires de Thoire établirent le siège de leur chambre des comptes. Le village devint alors la plus belle des résidences seigneuriales du Bugey. Ce fut la demeure ordinaire des sires de Thoire. Le château fût abandonné vers 1400 quand il passa, ainsi que les autres terres de Bresse et du Bugey, sous la domination du duc de Savoie.

De la maison de Savoie, Poncin passa par échange, en 1531, aux de la Chambre, baron de Meximieux. Puis en 1565, en titre de la baronnie au duc de Nemours; il fut aliéné au commencement du XVII: siècle aux de la Poype, et vers 1750 à la famille Quinson.

Il nous a paru utile de consigner dans nos notes ces souvenirs historiques qui furent évoqués au cours de nos études dans notre beau pays.

Poncin et Leymiat sont alimentés par la source de l’Epinglier dont le captage remonte à 1866. En ce point la falaise est coupée par un ravinement orienté du Nord au Sud et correspondant à une faille qui interrompt la continuité des terrains et amène un léger décalage des couches. Cette concavité, au

lieu d’être boisée comme ailleurs, est plantée de vignes.

La source est donc captée à la base d’un talus d’éboulis cultivés, au niveau même du ruisseau qui mêle ses eaux à celles de la source. Le bassin d’alimentation est constitué par le massif élevé de 5 à 600 mètres au sommet duquel se trouvent les hameaux des Boches et Chamagnat. IL est constitué par des calcaires, marno-calcaires et ses marnes du jurassique moyen et supérieur accidenté de failles. C’est justement de l’une de ces failles que sort la source de l’Epinglier.

Source de l’Epinglier (Institut bact. Lyon).

Voici les résultats d’une analyse faite en août 1928 par l’Institut bactériologique de Lyon.

ANALYSE CHIMIQUE

Incolore, limpide, saveur agréable, odeur nulle.

Degré hydrotimétrique total .............. 25°

NACRE SRE ER néant

NATALES EE re Et 1

Matières organiques en milieu acide ...... 1,08

Matières organiques en milieu alcalin .... 1,62 Conclusions. — Eau un peu dure.

ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE.

1° Analyse quantitative :

a) ,Mierobes sau ‘cm Se Rene 8.269

b) Bactéries chromogènes liquéfiantes .... 875

— non chromogènes liquéfiantes . 5.664

— chromogènes non liquéfiantes . 980

— non chromogènes non liquéfiantes 750

c) Pas d’espèces saprophytes à signification péjorative. |

2° Analyse qualitative.

a)RÉolibacile" "7. 20 faiblement indologènes.

b) Autres espèces se rencontrant dans les matières fécales et les matières en putréfaction : Pas de virage au rouge neutre à 1, 2, 5 et 10%.

c) Espèces pathogènes (B. typhique, paratyphique, Vicholeriquer ete.) ans ten dmfienireuere néant

Conclusion. — Eau potable bactériologiquement.

Voici les résultats d’une analyse personnelle faite le 5 septembre 1932 des eaux de la même source.

HÉMDETAIMTÉMERTÉTICULEN TS. es ue 128 ASE NERO AMENER RE 139 Incolore, limpide, saveur agréable, odeur nulle. Degré hydrotimétrique total .............. 25° Degré hydrotimétrique permanent ........ 6° ANSE TON PE DUO OR M EM RENE PA NERRE 210 AICAHnITépermMAnCNte ee de sac 75 ta ES tn dors 284 Résidu au rouge sombre .................. 266 PÉTER AD DOUDO Ru me mec ste ses cs 18 COUT Rene CIN AE A eo naes o 0 ou 4 0 29,25 DUMAS TER D ne dar en de aie se isie ee > 50 RC SU UNS ME A Rl d ie ds 4 à néant

AOL AIMINONIACAT MAMMA IS ANNEE 1 0,05

AZote organique |ls4566 RER E TETE COUR 0,03 Nitrites sus toi BR REC néant Nitrates sefu4tlats dei Eee 2 Matières organiques en milieu acide ....... 1,6 Matières organiques en milieu alcalin ...... 1,2 Fer Nr A RL ME EUR néant

Conclusion : Eau potable.

Source de Breignes (Institut bact. Lyon).

Cette source alimente le hameau de Breignes. Elle jaillit à la base de la pente rocheuse, très abrupte, d’un relief calcaire, coté 485 mètres, dominant Breignes au Nord-Nord-Est. Elle a été captée dans des éboulis; maïs elle sort, en réalité, des fentes et intervalles de bancs d’un calcaire compact et fin du juras-

sique supérieur.

ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE faite par l’Institut bactériologique de Lyon en août 1929.

1° Analyse quantitative.

a) Microbes an Cm 8.537 b) Bactéries chromogènes liquéfiantes ..... 2.116 — non chromogènes liquéfiantes .. 3.705 — chromogènes non liquéfiantes .. néant

— non chromogènes non liquéfiantes 2.716

c) Eau à teneur microbienne élevée, sans espèces saprophytes à signification péjorative. Eau passable.

2° Analyse qualitative :

HRCOH DAC RSR ER ES Se Re néant

b) Autres espèces se rencontrant dans les matières fécales et les matières en putréfaction ....... néant

c) Espèces pathogènes (B. typhique, paratyphique, VachOlérIqueNelCR) Br DR A EURE EI Pie ii néant

ANALYSE CHIMIQUE

Degré hydrotimétrique total ................ 25°

Les conclusions sont les suivantes :

Eau potable au point de vue chimique, quoique un peu dure.

Source d’Avrillat.

Cette source n’est utilisée seulement qu’à l’alimentation d’un bac abreuvoir.

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