II. Analyse qualitative
RCD HS CEE RAR Re nets cote 0
2° Autres espèces se rencontrant dans les matières fécales et les matières en putréfaction ...... néant
3° Espèces pathogènes (B. typhique, paratyphique, MACHOIPIQUE EC.) NT Ur te ae. à néant
Conclusion. — Eau potable au point de vue bactériologique.
Fontaine Grebon.
Les légendes, les dictons, les choses du passé, ont pour nous un charme dont il nous est difficile de nous défaire. C’est cet attrait qui nous a fait analyser cette source. Les vieux du pays disent encore : « Ah ! tu vas à Blyes, fais boire de l’eau à la jeune fille, pour qu’elle se marie dans l’année. » Ainsi cette source prédisposerait au mariage !
La source sort à 8 mètres en-dessous du niveau de la route. L'hiver, « l’eau fume et l’été elle est glacée »,
nous dit-on. On a coupé les arbres qui ombrageaient la source pour que le soleil chauffe l’eau.
Voici les résultats de l’analyse du 17 avril 1933 que nous avons faite :
Température de l’atmosphère ............ 16°8 Température de Feat: emmener 16 Incolore, limpide, saveur agréable, odeur nulle. Degré HYdrOtIMEIrTIQUé 1014170 200 21° Degré hydrotimétrique permanent ......... 3,D Alcalinité:totale 52m PR Re 245 Alcalinité-permanentest.. 1.226080 Cm 40 Extrait seC'AMLIONMN CINE CR 280 Perte: au :FOUSEN LR RERO RE 30 Chlôrures enCINA EL EE LE NEA 31 SUIrT ALES. ENS OP LES ENTER TR MSA > 50 Set Ssulfnres Re Me MIRE RS néant AzoOte AMMONIACAR Sean ce 0,14 AZoteralDUMIDOIT RE ER IR 0,10 INIÉTUIES eee ee M Een néant NAS RE Re TE TE 10,80 ét SN en RON ARE A néant
Conclusion. — Eau potable.
Nulle trace des éléments merveilleux que nous pensions trouver. Cette légende doit disparaître.
SAINT-VULBAS
Source du Jubilé.
Cette source se trouve mêlée à une page tragique de notre histoire locale, c’est l’eau de la source du Jubilé qui aurait causé la mort de Philibert le Beau.
Au bord de la route de Loyettes à St-Vulbas, à l'entrée du village, une croix rappelle, au passant, la source de triste mémoire. Nous lisons gravé au bas de la croix l'inscription : « Sur les eaux célèbres par le souvenir du prince Philibert le Beau, les habitants de St-Vulbas ont élevé ce monument en l’année du Jubilé 1865 ». Les alentours de la source sont entourés de fils barbelés, de füûtaies, de ronces, d’arbustes épais et enchevêtrés. On ne voit rien tout d’abord, seul le son de l’eau qui murmure, nous annonce que nous sommes près de la source. Celle-ci sort d’un ouvrage cubique de maçonnerie de 1 m. de côté. L’eau coule abondamment, formant un ruisseau de 1 m. 20 de largeur et 0 m. 25 de profondeur. Au toucher, l’eau est glaciale.
Nous ne pouvons pas étudier cette source sans évoquer une page du passé qu’elle traîne après elle. L’épitaphe du monument élevé à Pont-d’Ain nous rappelle les faits : « Philibert XVIII, duc de Savoie, qui à peine adolescent, avait suivi les troupes des rois Charles VIII et Louis XII et s'était comporté
vaillamment, fut saisi en ces lieux d’un malaise subit tandis qu’essoufflé par la course, étant à la chasse, il se désaltérait à une fontaine des environs de St-Vulbas. Il fut rapporté inanimé à Pont-d’Ain, où il rendit pieusement son âme à Dieu, le 4 avant les ides de septembre, l’an du seigneur 1504, âgé de 24 ans, à la fleur de sa jeunesse, dans les bras de Marguerite d'Autriche son épouse bien aimée, qui après la perte d’une tête si chère ne voulut pas être consolée. Tous les peuples de Savoie, dont il était le chef, le soutien et l’honneur, renommé qu’il était par sa belle prestance, l’excellence de sa race et la bienveillance de son esprit, demeurèrent dans le deuil. »
Laissez-moi vous citer les beaux vers que cette mort douloureuse, a inspiré à Philibert Neuville.
Philibert de Savoie avait pris pour compagne Marguerite d’Autriche, ange par la beauté Bonne autant qu’elle était belle...
Ils vécurent ainsi des jours si pleins d'ivresse Que cela leur semblait devoir toujours durer ! Heureux époux, grisés d'amour et de jeunesse Que rien ne devrait plus au monde séparer,
celle ele ee se alerts else fe el ete a terele ete e sois ce pois phe)vis ee vie
La chasse est un plaisir en tout digne des dieux Bêtes et gens halètent de leur course !
Sous les bois verts qu’il est bon de s’asseoir Nobles seigneurs, auprès de cette source Qui, sous la mousse offre son frais miroir !
C’est pour la soif ardente qui vous presse Un breuvage enchanteur Qu’une eau limpide a de saveur !
Philibert le premier se baisse Et boit dans le creux de sa main À longs traits.
Quand soudain Une pâleur mortelle
L’envahit !… Il chancelle
Prêt à rendre l'esprit.
Son œil est plein d’une vague détresse; Si jeune, ainsi, Seigneur va-t-il mourir ?
C’est presque en vain que sa suite s’empresse Rien ne semble le secourir D'un mal mystérieux serait-il donc malade ?
Retourner au château paraît le plus pressant Oh ! la funèbre cavalcade A présent par les champs !
Madame Marguerite écoute, L’écho reste silencieux;
Aucune fanfare n’éclate.
Madame Marguerite au pont-levis se hâte Oh ! quel spectacle pour ses yeux.
Tout en travers de la croupière, Cest bien lui. Philibert, gisant, inanimé !
Entre ses bras son bien-aimé Repose maintenant, entrouvant la paupière Mon Dieu, quelle ardente prière Monte vers vous d’un cœur broyé !
Seigneur, n’aurez-vous pas de pitié ?
— Tant de jeunesse implore grâce !
Cela ne se peut que Philibert trépasse.
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Oh ! l’émouvante lutte,
Où l'être aimant dispute
Ce qu’il a de plus cher contre la mort !
En vain, toute la nuit sa lèvre,
Sur son front apaisa la fièvre.
Comme il lui souriait, son âme s’envola.
Depuis, fidèle à sa mémoire
Dame Marguerite, à sa gloire
À consacré ses soins pieux,
A ce monument qui s'élève,
Basilique faite de rêve 1,
Edifice prodigieux
Où la pierre devient dentelle,
Fleur, feuille, statue immortelle,
D'une gracieuseté telle
(1) Cette basilique est l’église de Brou, à Bourg.
AE
Qu’on la prendrait pour un bijou.
Refuge où dans un mausolée L’épouse a pris inconsolée Place à côté de son époux !
C’est l'esprit plein de notre sujet que nous faisons notre prélèvement. Qu'il nous tarde d’être au laboratoire pour arracher à l’eau son secret.
Voici les résultats de l’analyse que nous avons faite le 15 avril 1933 :
Tempéralnre. extérieures ete ee 15°6 Température de l'Eau. ne re 7°8
Degré hydrotimétrique total .......,...... 16,5 Degré hydrotimétrique permanent ........ 3
EXICALE SCC LTD A 340
PeTIer Au rOULÉ SUR LT NA RER RE 30
Chlorures en CINE RS a rene 40,95 SUILALES ER SOL SN re RUE NEA >50 FT SSeLISUUresS RC TT ON Corine néant AZOte AIMIMOPIACAL. RE en 0,14 Azote-albuminoide 25%... LR one 0,10 NitrHES En PS ANSE MO néant N'HTATES ES te ave RS TR EC 14,35 Matières organiques en milieu acide ...... 1,2 Matières organiques en milieu alcalin ...... 0,8 POP Loos Ne RS EEE CEE néant
Conclusion. — Eau potable.
BELIGNEUX
L'étude des eaux de Béligneux est importante, car cette eau sert à l'alimentation des troupes du camp militaire de la Valbonne. Celui-ci peut recevoir plusieurs milliers de soldats.
La commune de Béligneux, 479 habitants, se trouve à gauche de la route nationale Lyon-Genève, entre Montluel et Meximieux. Elle est située sur une colline élevée, composée de graviers fluvio-glaciaires qui domine de haut la plaine de la Valbonne et de l’Aïn. La colline de Béligneux est séparée du plateau pliocène de la Dombes par une dépression longitudinale, très aquifère, grâce à la présence d’une substrature de marnes bleues pliocènes tout à fait imperméable.
Voici les résultats d’une analyse faite au laboratoire de l’Institut bactériologique de Lyon :
ANALYSE CHIMIQUE (Institut bact. Lyon).
Incolore, limpide, saveur agréable, odeur nulle. Matières organiques en O consommé (en mi-
letracide) 228802. fe Re DR ee 1,75 Matières organiques (en milieu alcalin) .... 1,75 ANMONIAMICS RE LE Te Me ns ce néant INIÉTALES Pons aie nine eur lle ee ms cc traces Chlorure ecnmANaC IP RAR PR Re 28,8 SURESNES OP nn, du 60
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RE nicute is MMIONT «A néant Degré hydrotimétrique total .............. Pa Conclusions. — Eau assez calcaire, mais potable.
RARDLICRODES AD GR NE eee eue 822 2° Bactéries chromogènes liquéfiantes ...... 0 — chromogènes non liquéfiantes .. 454 — non chromogènes liquéfiantes .. 0
— non chromogènes non liquéfiantes 368 3° Espèces saprophytes déterminées : Laraine rose,
B. argilis.
Recherche du colibacille ........,......,. néant Espèces se rencontrant dans les matières fécales et les matières en putréfaction ............. néant Recherche du vibrion cholérique ......... néant Recherche du bacille typhique et paraty-
DO TO A ch naleie ee ce con ee néant Recherches des bacilles et amibes dyssenté-
SG ACER NT RER ANNEE néant Recherche des autres espèces pathogènes .. néant Conclusions. — Eau excellente bactériologique-
ment.