‹ Contribution à l'Étude Morphologique du Poil du ChienChapitre 11 sur 23 · PP · texte numérisé non relu

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Tableau N° 2

Les variations de diamètre sont assez régulières; le diamètre maximum du poil est reporté vers l’union du tiers initial et du tiers moyen du poil.

— à) Cuticule. — Invisible sur l’arête du poil, elle apparaît comme un lacis superficiel irrégulier, net surtout vers le bulbe, sauf pourtant dans la zone où la moelle est déficiente ; selon l'échantillon, on la retrouve sur une longueur plus ou moins grande, mais de toute façon elle manque dans la partie terminale du poil, en particulisr à partir de la zone pigmentée. Les lignes de séparation des écailles sont à peu près per-

pendiculaires à l’axe du poil et prennent dans l’ensemble la disposition d’anneaux irréguliers superposés.

— b) Substance corticale. — Elle est pigmentée, sur sa moitié terminale, en rouge brun. À son début, on distingue les cellules fondamentales allongées qui sont progressivement diminuéss d'intensité par des granulations foncées de plus en plus nombreuses; elles redeviennent plus nettes vers la pointe sans que le granulé cesse d'exister, quoique très fin. Elle n: contient pas d’amas cellulaires inclus.

— €) Moelle. — Elle existe dans presque toute la longueur du poil sous la forme d’un gros cordon continu très opaque.

Sauf quelques amas fusiformes aux extrémités, elle occupe la plus grande dim=nsion du poil sans interruption. Ses contours sont peu réguliers; en plus du festonnage représenté par les limites arrondies des cellules médullaires, donnant naissance par leur contact à des calottes de sphère, elle subit aussi des variations dans ses rapports de position avec le bord de l’écorce : elle décrit une sorte de sinusoïde à ondulations très aplaties, mais bien visible cependant ; elle ne reste pas toujours rigoureusement axiale, mais elle est tantôt déjetée de côté.

Parfois aussi la moelle subit quelques étranglements qui lui donnent l’aspect de plusieurs fuseaux mis bout à bout.

Elle naît assez loin du bulbe, à une distance peu variable, en somme, sur les différents brins observés, et par une série d’amas allongés successifs.

Elle s’achève de la même façon vers la pointe par une fine languette conique.

Son diamètre, variable, ne suit pas toujours les fluctuations de celui du poil, nien sens, ni en proportions ; il atteint

le maximum de o mm. o8o et la valeur moyenne de Oo MM. O41.

Les indices médullaires respectifs s'élèvent à : 0,50, 0,59, 0,59, 0,60, 0,56, 0,71, avec une valeur moyenne de 0,60.

DOGUE DE BORDEAUX (Concaviligne à poil ras)

POINTE. — On rencontre différentes formes de pointes : plus ou moins effilochées, obtuses, arrondies, ou coniques, mais elles ne comprennent pas de granulations ierminaies.

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Tableau N° 3

TIGE. — Elle apparaît régulière et droite: ells décrit un seul fuseau, dissymétrique en ce sens que sa partie renflée se trouve plus rapprochée de la pointe (tableau 3) ou parfois cu buibe.

La longueur moyenne du poil arrive vers 14 mm.

Le diamètre du poil varie dans de grandes limites, nous avons observé un maximum de o mm. 142 et une mcyenne de o mm. 004.

Les diamètres progressent à peu près régulièrement jusqu'à une plus grande valeur à laquelle ils se maintiennent plus ou moins, puis la décroissance se produit de la même façon. Ces échantillons comptent parmi les plus réguliers que

- nous ayions observés.

— a) Cuticuls. — Elle comprend des écailles très tassées, formant des bagues étroites empilées et à peu près parallèles ; les cellules de revêtement se densifient vers le buibe, mais deviennent plus rares à partir de la naissance de la moelle. Partout ailleurs, elles manquent.

— b) Substance corticale. — Elle a une grande importance. Vers le tiers terminal du poil, elle se charge de pigments rouge brun et de cellules noires, d’abord allongées et étroites, puis plus courtes à mesure qu’on va vers la pointe. La pigmentation, quand elle naît, est centrifuge : les environs immédiats de la moelle sont d’abord colorés, puis peu à peu, toute l'écorce, de la moelle vers la cuticule; la moelle forme un trône de cône inclus en partie dans le fuseau de zone pigmentée. La pigmentation est très pâle sur le bulbe et le début du poil.

— c) Moelle. — Elle est continue, sans aucune interrup: tion. Elle offre des limites latérales souvent festonnées, et ce caractère semble plus accentué le long de la courbe initiale

du fuseau de pigmentation de la pointe, comme si les cellules médullaires cherchaient à empiéter sur le terrain des cellules pigmentaires. En gros, la moelle décrit un fuseau à peu près symétrique du fuseau du poil lui-même, tout au moins variant dans le même sens, sinon dans les mêm?s proportions.

Son diamètre maximum correspond à peu près à celui du poil.

La naissance de la moelle se fait soit par une double assise de cellules qui ne tarde pas à se fusionner en un unique cordon opaque, soit par un tronc de cône aminci, soit par des amas cellulaires et cela, toujours à une distance assez considérable du bulbe mais peu variable pour chaque poil.

Sa terminaison, soit par une pointe ininterrompue, soit par des amas cellulaires, est plus éloignée de l'extrémité du poil, et d'une longueur inconstante.

Son diamètre, régulier dans l'ensemble, atteint un maximum de o mm. o92 et une moyenne de o mm. 043.

Les indices médullaires s'élèvent à : 0,64, 0,65, 0,73, 0,68, 0,66, 0,66 et arrivent à une moyenne de 0,65.

BOULEDOGUE BRINGÉ

(Concaviligne à poil ras)

Mais les difficultés d'expérimentation dues à la pigmentation accentuée de ce poil, nous avons pu constater que ses caractères se rapprochent suffisamment de ceux du Dogue de Bordeaux, pour que nous croyons superflu de les reproduüire, étant donné d'ailleurs que nous cherchons surtout à établir une comparaison entre les différentes formes de poils, plus qu'entre les différentes espèces à pelage identique.

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