‹ contribution a l'étude pharmacodynamique du phanodormeChapitre 16 sur 62 · ER GANT · texte numérisé non relu

ER GANT

de 4 degrés et même davantage. À un sommeil de quelques heures succède un réveil progressif de l’animal. Avant d'entrer dans son état normal, le cobaye passe par un stade d’agitation qui ne va pas cependant jusqu'à l’état convulsif, mais qui se manifeste par une sorte de délire (rongements), une irritabilité permanente et une élévation de la température qui dépasse la normale.

Toxicité comparée

Voici le résultat d'expériences que M. le Professeur WiKi nous a obligeamment transmis.

Les injections ont aussi été hypodermiques.

Dial-natrium dose mortelle 10 cgr. p. kg. solut. à 2% Luminal-natrium » » 11 cgr. p-kKg: = solut 429%

Véronal-natrium » » 33 cgr. p. kg. solut. 24% 946 (ac. allyl-iso- » » 8 cgr. p. kg. (en 3 jours) propyl-barbit.) » » 19 cgr. p. kg. (en 2 jours) » » 12 cer D. Ko (eu solut. à 2% B Lapins.

Comme procédé, nous avons choisi des injections hypodermiques pratiquées habituellement au niveau du dos, entre les omoplates comme chez les cobayes.

Les doses très actives et bien supportées se placent entre 10 et 15 cgr. par kg. Nous décrirons en détail ce qui s’est passé avec une dose de 12 cgr. chez un lapin mâle gris pesant 2,050 kg.

Battements cardiaques — 220 par minute

Respirations 100 » »

Température Se

Le 4 mai à 10 h. 55 : nous lui injectons 12 cgr. par kg., ce qui fait 24.6 cc. de solution à 1% ; l'injection ne paraît pas douloureuse, le lapin reste tranquille ou se promène un peu dans sa cage. Nous n’observons rien de particulier pendant les premières minutes qui suivent l'injection ; peu à peu, l'animal paraît inquiet.

RS es

11 h. 05 : la respiration se ralentit.

11 h. 10 : l'animal est un peu déprimé, il ne reste pas sur le côté, mais bientôt il commence à traîner le train postérieur qui peu à peu se parésie, le train antérieur est plus ou moins normal. Le lapin reste sur les hanches; après des tentatives vaines, on finit par pouvoir le mettre sur le côté.

11 h. 15: le lapin est plus déprimé ; nous notons à ce moment :

Pulsations — 190 par min.

Respirations — 80 » »

Température — 38,60.

La pupille est rétrécie.

11 b. 25 : il dort et accepte n'importe quelle position, les réflexes au pincement, le palpébral etles tendineux sont très vifs, le lapin est en résolution musculaire.

Pulsations — 175 par min.

Respirations — 32 (profondes) NrTempératnre le =-256,92 11 h. 35 : le sommeil est devenu très profond. Réflexes au pincement — presque abolis.

Réflexes tendineux trés Aaicts Réflexe palpébral — diminué.

11 h. 45: même état qui dure sans grand changement jusque vers 16 heures.

15 h. : le sommeil est toujours profond, l’animal est flaccide, le cœur bat assez régulièrement, les respirations sont toujours lentes, elles sont de 30 par minute, régulières et profondes. La température est au-dessous de 350.

15 h. 30 : même état, réflexes au pincement très diminués, le palpébral et les tendineux positifs.

16 h. : le sommeil persiste mais la tonicité revient plus ou moins, la respiration s'accélère un peu, il y a un petit tremblement des pattes.

16 h. 30 : les réflexes sont normaux, la tonicité musculaire est plus marquée, le lapin n'accepte plus n'importe quelle position, le sommeil est plus léger et le train postérieur est encore parésié.

16 h. 45 : il ne reste que de la somnolence, le lapin fait parfois quelques mouvements mais il traîne encore le train postérieur.

17 h. : il respire 50 fois par minute, il réagit quand on le prend, il est froid au toucher.

17 h. 30 : somnolence, la température est encore au-dessous de 359, la pupille est moins étroite.

18 h. : il est réveillé et se met sur ses pattes, il chancelle encore un peu mais reprend bientôt de l’assurance ; la température commence à remonter (35,60).

18 h. 15 : il ronge continuellement les barreaux de sa cage, il est en subdéhre.

Le lendemain matin, 5 mai, il est de nouveau vif comme à l'ordinaire. Le sommeil a duré environ 6 heures.

En variant les doses, nous avons pu établir les faits suivants :

1 cgr. par Kg. ne produit aucun effet visible.

3 el à cgr. par kg. produisent un peu de somnolence et un ralentissement marqué de la respiration pendant 1 h. à 1 h. 15, ces doses peuvent être considérées comme minima actives.

7 cgr. par kg. peuvent être considérés déjà comme une dose somnifère. Le lapin auquel on a injecté cette dose a dormi pendant environ 30 minutes d’un sommeil léger, il garde ses réactions au pincement, le sommeil apparaissait environ 45 minutes après l'injection.

9 el 10 cgr. par kg. ont produit un sommeil de 2 h. à 2 h. 15 environ.

13, 15 el 16 cgr. par kg. Ces doses ont produit les effets indiqués au tableau décrit ci- dessus, les phénomènes observés s’accentuent, nous arrivons aux doses submortelles.

18 et 20 cgr. par kg. se sont montrés doses mortelles. Voici ce que nous avons observé avec ces dernières doses : le lapin mâle pesant environ 1.780 kg. et qui a reçu 20 cgr. par kg. est mort en quelques heures.

Le 2 mai, à 11 h. 30, il reçoit 35,6 cc. de solution.

11 h. 45 : le sommeil est très profond, l'animal est en

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résolution musculaire ; les réflexes, sauf le palpébral, sont abolis, la pupille est ponctiforme.

12 h. : il est en état de flaccidité absolue, la respiration qui, au préalable était de 90 par minute, tombe à 30 environ ; la température s’est abaissé de 38,5 à 350.

14 h.: nous trouvons l'animal mort ; Ia mort s’est donc produite en un court laps de temps pas exactement contrôlé.

Aulopsie. — Le poumon présente des taches rouge violet, le foie et les reins sont un peu congestionnés.

La mort est survenue aussi chez le lapin qui a reçu 18 cgr. par kg.

La zône maniable active peut se placer entre 7 et 12 ou 13 cgr. par kg.

L'action générale du phanodorme est la même chez le lapin et chez le cobaye, le médicament met cependant plus de temps à agir chez le lapin.

En résumé, après une forte dose active, nous avons un tableau rappelant beaucoup celui établi chez le cobaye. Le lapin, ‘sans présenter de phase d’excitation préalable, se déprime, tombe dans un sommeil de plus en plus profond ; le stade de la résolution musculaire est atteint. Il y a un ralentissement très marqué de la respiration, par contre, un ralentissement insignifiant des battements cardiaques. Il se produit une forte baisse de la température, la pupille se rétrécit notablement. Au sortir du sommeil qui dure quelques heures, le lapin entre dans un stade d’excitation cérébrale (rongement) une sorte de délire, sans agitation motrice. La température ne remonte que lentement. Sauf cette dernière particularité, le cobaye et le lapin se comportent de la même facon.

Toxicité comparée

D'après ImPENS. Injeclions sous-culanées.

Dose efficace Dose mortelle en gr. par kg. en gr. par kg.

Paminal en iten : 0.06: : 0.175

Phanodorme..... 0,05 0.30

RD air

Nous aurons à discuter plus loin la différence entre les résultats obtenus par ImpEexs et les nôtres. D'après nos expériences nous avons :

Phanodorme. Dose efficace 0.10 à 0.12. Dose mortelle 0.18.

Ces doses s'entendent en gr. par kg. d'animal.

FLiury et ZErNiIcKk : Emil Abderhalden. Handbuch der biologischen arbeitsmethoden. Lief. 251 (1928).

Luminal .... Dose mortelle hypod. 0,175 (IMPENS) DAS Te » » » 0,10 Véronal ..... » » » 0,30-0,45.

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